
Samedi 02 Février 2019 –La Constitution de la 3e République promulguée par le Président de la République, le 8 novembre 2016 a accordé une place de choix aux organisations de la société civile, aux Institutions de la République et Autorités Administratives Indépendantes (AAI).
Malheureusement, la méconnaissance des dernières citées créent parfois l’incivisme allant jusqu’à démontrer une ignorance des populations quant à leur mission, leur organisation, attributions et leur fonctionnement. Au regard de cette situation, le Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits de Humains (RAIDH) a, grâce à l’appui de la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS), mené une étude non exhaustive sur ces institutions et porté un regard sur leur fonctionnement.
Lors de de la présentation de cet œuvre de 120 pages, le 1er février 2019, à Abidjan, Bamba Siandou, coordonnateur du RAIDH, membre du comité de rédaction du manuel a rappelé que c’est suite à un atelier de concertation des organisations de la société civile sur les réformes constitutionnelles tenu à Jacqueville que l’initiative a été prise. Pour montrer le bien fondé d’instruire les populations sur ces institutions afin de réduire, surtout l’incivisme qui sévit en Côte d’Ivoire. « Le présent manuel permettra de bien connaitre les attributions de ces institutions et autorités administratives et interagir avec les populations », a-t-il indiqué.
Précisant sur le contenu de l’œuvre, Bamba Siandou a révélé que les informations sur les institutions telles que la Chambre des Rois et Chefs traditionnels, la Vice-présidence, le Senat, l’Autorité Nationale de la Presse en celles existantes, notamment l’Assemblée nationale, la CEI, figurent dans le document.
Partenaire financier et technique du document, Florian Karner, représentant résident de la KAS a salué l’initiative du RAIDH et la qualité de son travail apprécié du public, même s’il y a quelques aménagements à faire. Pour lui, les Institutions de la République sont un maillon essentiel pour aboutir à l’émergence et à une vraie démocratie. Car aucune nation ne peut se bâtir, et même se développer sans Institutions fortes et fonctionnelles au service de la population. « Leur simple création ne suffit pas, il faut aussi qu’elle fonctionne et cela en toute indépendance », précise-t-il.
Pour monsieur Karner, lorsque les institutions seront connues des populations et leurs actions seront vulgarisées, elles serviront mieux leurs intérêts et ne seront plus vues comme des acteurs budgétivores qui servent qu’aux intérêts d’une certaine élite politique.
Donatien Kautcha, Abidjan
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