
Poro, Kablaké 1 et Kablaké 2, des villages communaux de San-Pédro, sont actuellement difficiles d’accès, comme rapporté par une source sur place. Les populations de ces localités situées à environ 5 kilomètres de San-Pédro, sont coupées du reste de la ville du fait des pluies qui s’abattent sur la cité portuaire.
Pour venir à San-Pédro où la plupart d’entre elles exercent leurs activités professionnelles ou commerciales, les habitants de Poro, Kablaké 1 et Kablaké 2 n’ont pour moyens que la nage, la pirogue et les gros camions transportant le bois. Cette zone abritant des entreprises de bois, c’est également un calvaire pour les travailleurs dont la plupart réside à San-Pédro.
La traversée en pirogue coûte 100 fcfa, soit 200 fcfa en aller et retour.
Depuis trois jours du fait des fortes pluies qui s’abattent sur la ville, le fleuve San-Pédro est sorti de son lit et occupe la route menant aux communaux de Poro, Kablaké 1 et Kablaké 2, ainsi qu’une bonne partie du parc à bois situé à l’entrée de San-Pédro.
« Quand nous arrivons ici, comme ce n’est pas encore très profond, environ un mètre, nous nageons pour nous retrouver de l’autre côté et aller au travail. Pour ceux qui ont un peu d’argent, ils montent dans la pirogue ou ils négocient avec les gros camions qui peuvent encore passer. Ce n’est pas facile mais nous faisons avec.» a confié un travailleur d’une entreprise de bois située dans le village de Poro.
Notons que chaque année à la même période, le constat est similaire. Le calvaire des populations de ces localités ainsi que celui des travailleurs au constat, ne fait que commencer, eu égard de grosses pluies annoncée tout ce mois de juillet.
Koaci


