
Partagée sur le réseau social Facebook, l’histoire de deux sœurs jumelles, âgées de 16 ans qui se retrouvent enceintes d’un même homme, en raison de certaines raisons sociales dont elles parlent.
C’est la Camerounaise Ayisha Togina, qui a partagé l’histoire de ces sœurs jumelles habitant la ville de Buéa dans la région du Sud-Ouest sur le réseau social Facebook. Elle indique que les adolescentes enceintes et leur père vivent dans une extrême pauvreté et ont eu recours à des relations sexuelles avec des hommes dans la banlieue de Buea afin de se nourrir. Depuis lors, tout a basculé dans leur vie. Le père se bat pour subvenir aux besoins de ses filles pratiquement à terme.
Cette famille vivait à Tole où les deux sœurs (16 ans) ont contracté une grossesse du même garçon de leur âge dans leur communauté locale juste avant que la crise anglophone ne les oblige à déménager à Muea où elles sont restées chez l’ami de leur père qui casse des pierres pour le gravier. Elles ont dû partir une nouvelle fois, cette fois à cause du harcèlement sexuel de l’ami de leur père. Toujours enceintes, elles ont déménagé dans une communauté située loin derrière Sandpit (Likoko), où elles vivent dans une maison en planches pourries, sans portes ni fenêtres.
Elles dorment sur un seul matelas posé à même le sol sans tapis et sans couverture ni draps supplémentaires. Leur maison est entourée d’une brousse, lieu de reproduction des moustiques et habitat d’autres animaux et insectes dangereux. Leurs toilettes, accessibles par un chemin de brousse, n’ont pas de toit, mais un seul trou fait dans le ciment qui sert de sol. Le ciment gluant et à peine solide est recouvert d’algues, de branches et de feuilles des arbres qui l’entourent. Pour des raisons d’intimité, deux draps de lit tachés de boue sont suspendus à l’entrée des toilettes à trois murs percés de nombreux trous.
Cette famille paie un loyer de 5.000 FCFA par mois pour rester dans cette maison, ils ne se nourrissent même pas régulièrement, car leur père ne trouve pas de petits boulots quotidiens. De ce fait, les hommes de la région proposent régulièrement à ces filles d’entretenir des rapports intimes avec elles contre de l’argent. Ce qu’elles acceptent pour se nourrir.
Ces filles ont été rencontrées par la presse lorsqu’elles sont venues à l’hôpital de solidarité de Buea. NaijaCover Reports a obtenu leur adresse a pris des photos et vidéos pour partager leur histoire avec le monde entier. Une qui vient rappeler le sombre côté de la guerre que laisse perdurer le régime Biya depuis 2016. La vulnérabilité de ces deux filles pauvres cache certainement le tourment de plusieurs milliers d’autres dans les régions en crise du Cameroun.
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