
“Je dirais que la vie à Khartoum aujourd’hui est toujours marquée par l’anxiété et l’épuisement. Les gens sont privés d’électricité et d’eau depuis le début des combats samedi dernier. Le courant a été rétabli hier. Nous essayons de préserver l’énergie autant que possible. Au Soudan, l’électricité est prépayée, donc les gens qui raccordés au réseau électrique sont confrontés à des difficultés, ils ne sont pas en mesure d’acheter leur électricité facilement, les applications bancaires ne fonctionnent pas, les applications mobiles non plus.”, explique Tagreed Abdin, gestionnaire de programme et architecte.
C’est la ruée vers l’eau pour les résidants de la capitale. Il faut braver les tirs et parcourir de longues distances dans l’espoir de trouver le précieux liquide. Les habitants doivent transporter des barils vides et des récipients en plastique à travers la capitale pour faire le plein d’eau à partir d’un réservoir.
“C’est un gros problème d’eau, les gens souffrent beaucoup, même les gens ne peuvent pas trouver d’eau minérale à acheter dans les magasins, nous appelons les fonctionnaires à se déplacer et à faire quelque chose, même la défense civile ou la police, pour apporter des réservoirs d’eau pour les gens qui sont touchés et qui en ont besoin.”; raconte Mohammad Qasem, habitant de Khartoum.
Dans cette ville qui tourne au ralenti, plusieurs commerces ont baissé leurs rideaux. Trouver des denrées alimentaires n’est plus une mince affaire.


