Le président de la République, Alassane Ouattara n’a pu s’empêcher d’évoquer le phénomène d’enlèvements et d’assassinats d’enfants, qui secoue, actuellement, la Côte d’Ivoire.
De retour, le samedi 31 janvier 2015, d’Addis-Abeba où il a pris part au 24ème sommet de l’Union africaine (Ua), le chef de l’État a promis que le gouvernement continuera de traiter la question avec la plus grande fermeté. « Le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires. Cela a été indiqué le 28 janvier dernier, et ces mesures ont été détaillées. Je voudrais vous dire que nous continuons de traiter ce problème avec la plus grande fermeté. Donc il ne sera pas toléré de dérapage dans cette situation », a déclaré Alassane Ouattara, à sa descente d’avion à l’aéroport Félix Houphouët Boigny de Port-Bouët. Pour lui, c’est « inacceptable, indigne de la Côte d’Ivoire, indigne du climat apaisé que nous voulons pour nos concitoyens dans notre beau pays ». C’est pourquoi, le numéro 1 ivoirien a dit que le gouvernement « prendra des dispositions techniques pour mettre fin à de tels développements ».
Cette intervention du président Ouattara a lieu à un moment de grande psychose en Côte d’Ivoire. Depuis un moment, c’est quasiment tous les jours que des informations fondées comme infondées font état d’enlèvements et/ou d’assassinats d’enfants. De sorte que, sous la pression des parents d’élèves, des établissements scolaires ont fermé. La Police nationale a fait état de 25 cas d’enlèvements d’enfants dont 5 découverts mutilés et 20 cadavres. La situation alarmante liée au phénomène d’enlèvements et d’assassinats d’enfants a certainement poussé Alassane Ouattara à revenir en Côte d’Ivoire, après l’Ethiopie , plus tôt que prévu. Car, un communiqué de la présidence de la République informait, le lundi 26 janvier 2015, qu’il devait, après Addis Abeba, se rendre à Paris pour participer à un sommet franco-africain sur la croissance, le 6 février 2015 avant de retourner à Abidjan.
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