Trois jeunes femmes âgées de 20 à 21 ans ont été interpellées puis déférées au parquet de Guiglo.
A la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’images jugées contraires aux bonnes mœurs lors d’une fête d’anniversaire. L’affaire, qui suscite de vives réactions locales, a conduit les autorités judiciaires à ouvrir une procédure. Pour atteinte à la pudeur publique et trouble à l’ordre public.
Trois jeunes femmes âgées de vingt à vingt-et-un ans ont été interpellées par la gendarmerie de Taï pour des faits présumés graves.
Les faits remontent au vingt-neuf mai lors d’une célébration d’anniversaire organisée au centre-ville de la commune de Taï.
Une page Facebook suivie localement a diffusé des images montrant des gestes intimes et des baisers entre personnes de même sexe.
Ces contenus largement partagés sur les réseaux sociaux ont rapidement suscité de nombreuses réactions au sein de la population locale.
Face à l’ampleur de la polémique, le député-maire Hyppolite Bayalla a saisi le tribunal de Guiglo afin d’éclairer l’affaire.
Il affirme vouloir protéger la jeunesse locale contre la dépravation des mœurs et préserver l’ordre moral dans la circonscription.
L’enquête ouverte par la brigade de gendarmerie a permis d’identifier puis d’interpeller les trois jeunes femmes résidant dans la commune.
Il s’agit de M.T. et N.N., âgées de vingt ans, ainsi que de A.K., âgée de vingt-et-un ans. Toutes de nationalité ivoirienne.
Après plusieurs jours de garde à vue, on a déféré les trois mises en cause devant le parquet du tribunal de Guiglo.
La procédure judiciaire suit désormais son cours et on n’a pas encore communiqué la date de leur procès officiellement par les autorités compétentes.
L’affaire continue de susciter débats et réactions dans la localité de Taï, entre indignation publique et attente de la décision de justice.



