N.A, manœuvre agricole vivant dans un campement situé dans la sous-préfecture d’Issia, a encore du mal à s’expliquer ce qui lui est arrivé le mardi 30 décembre 2014.
Lui qui s’est fait dérober une importante somme d’argent, dans une affaire de plaisir sexuel. Ce jour-là, notent nos sources, à la faveur de la fête du nouvel an qui n’était qu’à quelques heures, le manœuvre agricole se rend à Yamoussoukro avec dans la poche, toute son économie estimée à la somme de 200 000 F Cfa obtenue au prix de durs labeurs. Avec cet argent, il compte acheter de nouveaux vêtements pour femme et enfants. Et aussi, tous les ingrédients entrant dans la ripaille pour la fête.
En attendant d’effectuer ses emplettes, il est 19h, quand N.A se retrouve au quartier « Habitat ». En ces lieux, le « campagnard » est assailli par une horde de prostituées rivalisant d’atouts physiques. La tête du manœuvre agricole est « mélangée ». Ses yeux pétillent et il salive à la vue de ces catins presqu’à poils. Alors là, N.A qui n’en peut plus, fait son choix qui se porte sur une des filles à la mini-jupe déroutante. Il doit passer une nuit envoûtante dans les bras de cette dernière, avant de retrouver innocemment sa femme.
Un peu plus tard, la belle de nuit et lui se retrouvent dans un bar où elle l’entraîne. Il y lève le coude à excès. Puis, le couple se retrouve dans la chambre d’hôtel de N.A. Hélas, ce dernier, exténué, ne tient pas après la première passe. Il se met à ronfler comme le moteur d’un vieux camion. Une aubaine pour la prostituée qui fait main basse sur son portefeuilles contenant les 200 000 F Cfa et file à l’anglaise.
Des heures après, grande est la surprise du manœuvre, de constater au réveil le matin, que sa compagne d’un soir n’est pas couchée près de lui. Mais il va se mordre les doigts, lorsqu’il remarque que tout son pognon lui a été volé par la fille de joie. Il sort précipitamment de la pièce, espérant retrouver la fille dans les couloirs de l’hôtel. Perte de temps. Il fonce alors à l’endroit où la nuit, il a fait la rencontre de toutes les prostituées. De toute évidence, il n’y a personne de ces dernières à cette heure matinale. Comme dingue, il demande à tous les passants : « N’avez-vous pas vu une prostituée en mini-jupe ? ». Il n’obtient aucune réponse pouvant faire son affaire. D’ailleurs, ces interlocuteurs se moquaient de lui.
Quelle misère ! Que va-t-il raconter à sa femme et à ses enfants qui l’attendent pour enfiler leurs nouveaux habits et faire bombance ensuite ? On se le demande. La fête, assurément, est gâchée.
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