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Quel avenir pour la coopération militaire entre Niamey et ses partenaires occidentaux?

Les appels se multiplient pour demander la remise en liberté du président Mohamed Bazoum, séquestré à Niamey par les militaires putschistes qui ont désormais reçu le soutien de l’armée. Les militaires putschistes ont assuré vouloir respecter “l’intégrité physique et morale des autorités déchues”.

Le chef d’état-major des armées du Niger a annoncé jeudi “souscrire à la déclaration” des militaires putschistes pour “éviter une confrontation meurtrière entre les différentes forces”.

A l’instar d’autres organisations, l’Union européenne a réclamé jeudi (27 juillet) la libération de Mohamed Bazoum. “L’Union européenne réclame la libération immédiate du président Bazoum, de sa famille et de son entourage”, a déclaré Nabila Massrali, porte-parole du service diplomatique de l’UE, spécifié que les 27 étaient prêts à participer aux efforts en cours “pour trouver une solution pacifique à cette tentative de coup d’Etat”.

“Le Niger est un partenaire essentiel de l’Union européenne au Sahel, sa déstabilisation ne servirait pas les intérêts de la personne dans le pays, la région, et au-delà”, at-elle ajouté.

En début d’année, l’UE a lancé une mission de partenariat militaire au Niger pour soutenir le pays dans sa lutte contre le groupe Etat islamique.
Au sujet de cette mission, Nabila Massrali a révélé qu’il était trop tôt pour se dire tout en ajoutant que “nous évaluerons bien sûr tout cela au regard de l’évolution de la situation dans le pays”.
Une situation préoccupante
Niamey abrite la quasi-totalité des bases des forces internationales contre le terrorisme au Sahel. Les États-Unis ont dépensé par exemple environ 500 millions de dollars depuis 2012, pour aider le Niger à améliorer sa sécurité.

La Bundeswehr, l’armée allemande est également présente au Niger dans le cadre d’une mission de l’Union européenne pour endiguer l’instabilité et la violence terroriste, tout comme l’armée française qui s’est retirée du Mali.

Les Européens sont donc très préoccupés par la situation au Niger, un pays dont ils s’étaient rapprochés pour mener la lutte contre le terrorisme au Sahel. Un rapprochement sur fond de tensions avec le Mali ou encore le Burkina Faso.

Alors que représente concrètement le Niger pour des pays comme la France ou encore l’Allemagne et plus largement l’UE ? Et quel avenir, dans ces conditions de coup d’Etat, pour la coopération militaire avec Niamey ?

Cliquez sur l’image ci-dessus pour écouter l’analyse de Rémy Arsène Diousse, chargé de programme bureau Paix et Sécurité Centre de Compétence Afrique Subsaharienne de la Friedrich Ebert Stitftung.

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