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Obsèques de Maman Gbagbo à Blouzon: Pourquoi Affi n’était pas à la veillée et à l’inhumation

Pascal-Affi-Nguessan

Gado Marguerite, la génitrice de Laurent Gbagbo, a été inhumée samedi dernier dans son village natal, à Blouzon, dans la sous préfecture de Bayota.

Sangaré Aboudrahamane, à qui est revenu l’organisation des obsèques, alors qu’une grave pluie menaçait, devait profiter des ultimes moments d’adieux pour regretter les circonstances de sa disparition. «Elle n’a pas eu le temps de voir son fils Sokoury (le nom maternel de Gbagbo) et elle s’est laissée endormir», s’est-il désolé, après avoir affirmé que «la maman n’est pas morte de maladie. Elle est morte du mal du pays».

Etreint par la douleur, Sangaré a profité de ces adieux pour remercier son ami et frère Laurent Gbagbo. «Merci au président Gbagbo pour ce qu’il a fait de moi, ce qu’il a fait pour moi et ce qu’il a fait avec moi», a-t-il dit en présence d’un parterre de personnalités dont l’archevêque métropolitain du diocèse de Gagnoa, Mgr Joseph Aké, Mgr Siméon Ahouana, évêque de Bouaké, Mgr Bruno Kouamé, évêque émérite d’Abengourou et Mgr Dacoury-Tabley.

La défunte avait été contrainte à l’exil, au Ghana où elle a passé plus de trois ans, loin des siens. Ces obsèques ont surtout pris fin sur une grosse surprise: l’absence de Pascal Affi N’Guessan. La double pluie, avant la veillée de vendredi 6 janvier et à la fin de la messe de requiem samedi, à Blouzon et dans la région de Gagnoa, a fortement perturbé les différentes étapes de la cérémonie. Mais, ce n’est pas cette raison qui a empêché Pascal Affi N’Guessan à se rendre dans le village natal de la mère de Laurent Gbagbo pour assister à l’inhumation de celle-ci. Parce qu’effectivement, le président du Front populaire ivoirien n’a été vu nulle part dans ce village alors qu’il était à quelques centaines de mètres de là, à la résidence de l’ambassadeur Alcide Djédjé, dans le village voisin de Zahibohio.

Echaudé par la rude journée de vendredi, à Gagnoa, où il a été pris à partie par des jeunes dans une ambiance électrique, Pascal Affi N’Guessan n’a pas voulu prendre le risque d’une énième bravade. Il s’est rétracté pour sa propre sécurité. Ce qui s’est passé vendredi, à Gagnoa, n’annonçait rien de bon pour lui.

Ce vendredi, pendant plus de trois heures, son véhicule a été bloqué au corridor de Gnahio-Dégoué, sur la route qui mène à Ouragahio. Il a fallu toute la perspicacité et la ruse de Michel Gbagbo, allant même jusqu’à dire qu’il a reçu un appel de son père Laurent Gbagbo, pour permettre à Affi de rallier Zahibohio d’où il ne sortira plus.

Cette nuit de vendredi, les rumeurs les plus invraisemblables ont couru, notamment celle de l’arrivée des footballeurs Didier Drogba, Samuel Eto’o et Koné Baky. Ce qui en ajoutait à la confusion. Et pourtant, l’on a espéré, l’arrivée du premier responsable du parti fondé par Laurent Gbagbo. En vain, puisque c’est Alcide Djédjé, son homme de confiance et tuteur pour la circonstance qui est venu présenter les dons au nom du Fpi national (?).

Les termes utilisés par Alcide Djédjé et le retard prolongé du président du parti, malgré la présence des éléments de sa garde rapprochée, devaient achever de convaincre de ce qu’Affi ne viendrait pas. Pendant ce temps, Charles Banny qui lui a volé la vedette à la cathédrale Sainte Anne, récidivait. Le lendemain, avant la messe de requiem, Banny recevait un hommage appuyé de Sangaré Aboudrahame, alors qu’il faisait son entrée sur les lieux, en plein discours de ce dernier.

Avec cette absence bruyante du président du Fpi à la dernière étape de l’inhumation de la mère de Gbagbo, la ligne de rupture est désormais évidente entre les deux tendances qui s’affrontent au Fpi. La pluie diluvienne qui s’est abattue sur Blouzon n’a pas ravalé les ravins de la division

L’inter

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