
Le changement de nom, motivé par la volonté de lutter contre les propos racistes et stigmatisants, marque une nouvelle étape dans la gestion de cette maladie. En effet, l’épidémie de mpox, qui a débuté au printemps dernier après la crise du Covid-19, a révélé la vulnérabilité de nombreuses populations face à ce virus.
Pourquoi singer la variole ?
L’origine de l’appellation « variole du singe » remonte à 1958, lorsque le virus a été identifié pour la première fois chez des singes utilisés pour la recherche au Danemark. Toutefois, la maladie est principalement transmise par des rongeurs infectés. La transmission entre humains, bien que possible, ne suffit généralement pas à maintenir une épidémie. La variole du singe est endémique dans certaines régions d’Afrique centrale et occidentale, où elle sévit sporadiquement, en particulier près des forêts tropicales humides.
Le mpox est moins grave que la variole, et ses symptômes comprennent de la fièvre, des douleurs musculaires, et des lésions cutanées, bien que son taux de mortalité soit relativement faible, variant entre 3 et 6 % selon l’OMS, la maladie reste préoccupante
Les symptômes du mpox comprennent de la fièvre, des douleurs musculaires, et des lésions cutanées. Bien que son taux de mortalité soit relativement faible, variant entre 3 et 6 % selon l’OMS, la maladie reste préoccupante. Le mpox est moins grave que la variole, éradiquée en 1980, mais son potentiel de propagation, notamment dans des contextes où les systèmes de santé sont fragiles, ne doit pas être sous-estimé.
En juillet, l’OMS a déclenché l’alerte sanitaire maximale pour encourager les États à prendre des mesures afin de contenir la propagation de la maladie. À la fin du mois d’août, plus de 50.000 cas de mpox avaient été recensés à travers le monde. En France, 4.094 cas ont été signalés, bien que l’épidémie soit actuellement en déclin. Les autorités françaises ont recommandé la vaccination aux personnes ayant été en contact avec des individus contaminés, soulignant ainsi l’importance de la prévention dans la lutte contre la maladie.
Désormais, il est question de Mpox
Le changement de nom de « variole du singe » à « mpox » vise également à éviter les insultes et les stigmatisations qui avaient émergé, notamment sur les réseaux sociaux, au début de l’épidémie. La cohabitation des deux noms pendant une période d’un an permettra une transition en douceur vers l’utilisation exclusive de « mpox » à l’échelle internationale.
Bien que la situation semble sous contrôle dans certaines régions, l’émergence de nouvelles épidémies de mpox, particulièrement en Afrique, pourrait secouer davantage le continent. La sensibilisation et l’information sont cruciales pour prévenir une propagation plus large. Les efforts doivent se concentrer sur l’amélioration des infrastructures de santé et l’accès aux soins, surtout dans les zones où le virus est endémique. Avec des soins appropriés, la plupart des patients atteints de mpox se rétablissent, mais la vigilance reste de mise pour éviter que cette maladie ne prenne de l’ampleur.


