
Une patrouille de la brigade de sécurité rurale (BSR) de Ouangolodougou et de l’Escadron de gendarmerie nationale de Ferkessédougou a mené, le samedi 9 novembre 2024, à la découverte d’un important lot de matériel de guerre abandonné. Cette opération s’est déroulée sur l’axe Nafoungolo, dans la sous-préfecture de Diawala , à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, une zone où les autorités redoublent de vigilance face aux menaces sécuritaires.
Deux individus à moto transportaient les chargements
Lors de leur patrouille, les gendarmes ont repéré deux individus à moto transportant de gros chargements. Intrigués par la nature de ces biens, ils ont tenté de les intercepter pour un contrôle de routine. Les deux hommes, probablement conscients de l’illégalité de leur cargaison, ont immédiatement abandonné leurs motos et se sont précipités dans la broussaille environnante, laissant derrière eux leurs affaires.
La fouille des chargements laissés sur place a révélé un arsenal impressionnant. Parmi les articles retrouvés figurent des équipements de communication et d’armement qui laissent présager des intentions malveillantes. Les gendarmes ont ainsi saisi : 40 chargeurs de radios portatives, 44 batteries de portatives, 137 antennes, deux caisses de munitions de 7,5 mm contenant chacune deux bandes, quatre chargeurs d’AK-47, sept tenues de treillis militaires, sept cartons de radios portatives, une arme AK-47, quatre clés USB, deux motos de marque Apsonic, une paire de jumelles, une chaussure militaire (rangers), et trois obus de roquette.
La présence de tenues de treillis et d’équipements de communication semble indiquer qu’ils envisageaient une opération bien organisée, avec des outils adaptés pour rester en contact tout en étant discrets.
Ces découvertes laissent penser que les suspects avaient prévu de perpétrer une attaque de grande envergure, au vu du matériel militaire et des accessoires de communication retrouvés. La présence de tenues de treillis et d’équipements de communication semble indiquer qu’ils envisageaient une opération bien organisée, avec des outils adaptés pour rester en contact tout en étant discret.
Cette saisie met en lumière les risques sécuritaires persistants dans cette région frontale, où des individus malintentionnés cherchent à déstabiliser la sécurité et à perturber la paix.
Les autorités locales et la gendarmerie restent vigilantes pour prévenir de tels actes. Ce type d’opération s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des frontières ivoiriennes, un enjeu majeur pour éviter l’importation de conflits et le déplacement de réseaux criminels dans le pays.
La gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire rappelle que ce type de saisie est le fruit de l’engagement des forces de sécurité à renforcer la surveillance dans les zones vulnérables, notamment les axes frontaliers. Les autorités ont d’ores et ont déjà lancé une enquête pour retrouver les deux individus en fuite et pour déterminer l’origine de ce matériel de guerre.


