04222026Headline:

2è miracle économique ivoirien: Ce que dit la Banque Mondiale

alassane ouattara-n

Le deuxième miracle ivoirien est-il en cours ? C’est à cette question que répond une étude de la Banque mondiale, rendue publique en mars 2015, sur les performances économiques de la Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise post-électorale.

« Avec un taux de 8,7% en 2013, la croissance économique en Côte d’Ivoire a été forte et tirée par tous les secteurs d’activité, prolongeant ainsi la bonne reprise économique constatée depuis la fin de la crise post-électorale de 2010. Les estimations récentes suggèrent que la croissance du Produit intérieur brut (Pib) s’est maintenue à près de 8% au cours du premier semestre 2014 », souligne le document. Les rédacteurs indiquent que du côté de l’offre, les principaux secteurs d’activité ont tous contribué positivement à la croissance du Pib, le secteur des services enregistrant toujours la progression la plus rapide et apportant la plus forte contribution à la croissance économique. « On note, cependant, une progression particulièrement forte de l’agriculture à l’activité économique. Du point de vue de la demande, le décollage notable des investissements publics, associés aux grands programmes de réhabilitation des infrastructures, a représenté un vecteur important de croissance, complété par une forte réponse des investissements privés. Les investissements nationaux –dépenses publiques pour la reconstruction des infrastructures et les investissements privés – ont joué un rôle essentiel dans la reprise de la croissance économique à la sortie de la crise post-électorale », font-ils savoir.

Selon eux, il est important de noter que la vigueur du secteur privé dans la reprise économique actuelle en Côte d’Ivoire met en exergue l’amélioration de la confiance des investisseurs privés nationaux, suite à la stabilisation de la situation politique, l’effet d’entraînement des investissements publics, ainsi que l’importance des réformes apportées aux réglementations et aux institutions du pays pour créer un environnement des affaires favorable. « En effet, la prédominance des facteurs nationaux appuyant la reprise en période post-conflit en Côte d’Ivoire diffère de l’expérience de nombreux pays confrontés à des circonstances similaires, où une solide reprise de la croissance des exportations et le retour des investissements étrangers semblent souvent servir de forces motrices au rebond de l’économie. L’effondrement récent des cours internationaux du pétrole –et dans une moindre mesure la baisse des prix des principaux produits d’exportation de la Côte d’Ivoire- ainsi que le fléchissement rapide de l’euro par rapport au dollar ont des effets sur les échanges commerciaux, les revenus et la croissance du Pib en Côte d’Ivoire, même si ces effets sont actuellement considérés comme modérés », soutient la Banque Mondiale.

Pour les experts, l’incidence nette de l’évolution du prix du pétrole sur la Côte d’Ivoire sera probablement restreinte. « Pour un pays traditionnellement proche de l’équilibre en matière d’exportations nettes de pétrole, les effets de la chute du prix du baril sur l’économie ivoirienne seront faibles. La baisse des prix à l’exportation des matières premières en provenance de la Côte d’Ivoire depuis la mi-2014 a été beaucoup moins sévère que la chute de 50% enregistrée pour le prix du pétrole, ce qui sous-entend une amélioration des termes de l’échange et de la balance des paiements du pays. Et la dynamique du Pib en Côte d’Ivoire pourrait modérément bénéficier (un gain de l’ordre de 1,1% de croissance moyenne supplémentaire du Pib sur la période 2014-2016) d’une dépréciation de l’euro (auquel est rattaché le franc Cfa) par rapport au dollar. La compétitivité s’améliorerait, stimulant les exportations et compressant quelque peu les importations, avec des retombées positives notables sur les dépenses domestiques », ajoutent les rédacteurs.

Ce rapport a noté que l’inflation en Côte d’Ivoire est tombée à un niveau bien inférieur à la moyenne de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), à la mi-2014. Ce faible taux d’inflation est favorisé par une baisse des prix des denrées alimentaires, tandis que la croissance du crédit reprenait –ce qui reflète en partie une augmentation des dépenses du secteur privé.

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