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Refuzniks : Ces jeunes Israéliens qui bravent l’ordre pour la paix en Israël

                              Image d’illustration

En Israël, le service militaire est une obligation dès l’âge de 18 ans pour la plupart des citoyens juifs et druzes. Pourtant, des jeunes comme Itamar Greenberg, Iddo Elam et Soul Behar Tsalik osent défier cette règle de l’Etat Hébreu, quitte à purger des peines de prison. Ces « refuzniks » dénoncent l’occupation des territoires palestiniens et le cycle de violence qu’ils estiment alimenté par l’armée israélienne.
Devant le centre de recrutement de Tel-HaShomer, Itamar Greenberg, 18 ans, s’apprête à retourner en prison pour la quatrième fois. « Ce qui se passe à Gaza est insoutenable. Israël cherche à anéantir la nation palestinienne », déclare-t-il. Ces mots trouvent un écho chez Soul Behar Tsalik, qui espère que son refus d’enrôler encouragera d’autres à opter pour la paix.

Un soutien militant pour la liberté de choix
Autour de ces jeunes, des collectifs tels que Mesarvot et Banki offrent un soutien indéfectible. Créée par l’avocate Noa Levy, Mesarvot accompagne juridiquement et médiatiquement les objecteurs de conscience.

« Depuis le 7 octobre 2023, nous avons enregistré 10 refuzniks, deux fois plus que l’an dernier », précise Adam, porte-parole de l’association.
Des proches viennent aussi témoigner de leur admiration. « Il me manque déjà, mais je suis fière de son courage », confie Tom Brill, la petite amie d’Itamar. Ce sentiment est partagé par de nombreux militants, arborant pancartes et banderoles dénonçant les violences à Gaza.

Le poids de l’engagement des jeunes Israéliens
Refuser de servir, c’est s’exposer à l’opprobre sociale et à des obstacles professionnels. Pour Yuval Dag, 22 ans, déjà incarcéré à quatre reprises, c’est une manière de lutter contre l’oppression. « Je ne pouvais pas participer à un système qui brise des vies », explique-t-il, bien qu’il ait perdu des liens familiaux en raison de son choix.

Les refuzniks dénoncent également les conditions de détention des Palestiniens, qu’ils jugent inhumaines. Selon l’ONU, plus de 730 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza, un chiffre qui renforce leur détermination.

Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, les actes de refus se multiplient. Les jeunes objecteurs réclament une fin au cycle de violence et une reconnaissance des droits des Palestiniens. « C’est une honte de contribuer à l’occupation militaire », s’indigne Iddo Elam.

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