Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, (OMS) se veut rassurante le risque de voir le hantavirus se transformer en épidémie mondiale est très faible, bien loin de ce qu’on a connu avec le Covid il y a six ans.
Cette maladie respiratoire, transmise par les rongeurs, est beaucoup moins contagieuse. L’Organisation mondiale de la santé a confirmé mercredi 6 mai que des prélèvements effectués sur le bateau de croisière touché par une épidémie d’hantavirus étaient positifs à “la souche des Andes”. Les analyses ont été réalisées à l’Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal. Actuellement, 69 personnes ayant été en contact avec des cas confirmés sont sous surveillance étroite. Les passagers du navire viennent de 23 nationalités différentes. Les autorités sanitaires estiment que les risques de propagation mondiale sont faibles, car le virus est moins contagieux que le Covid.
Le directeur général de l’agence sanitaire de l’ONU, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a confié que la situation n’avait rien à voir avec la pandémie de Covid-19, ajoutant : “Le risque pour le reste du monde est faible.”
Le navire est sous le coup d’une alerte sanitaire internationale depuis samedi, quand l’OMS a appris le décès de trois passagers et suspecté une infection au hantavirus. Cette maladie respiratoire rare se transmet généralement par les rongeurs infectés, via leur urine, leurs excréments ou leur salive. Les premiers cas de maladie à bord remontent à un mois. Un Néerlandais est mort sur le bateau le 11 avril. Son épouse, qui avait débarqué pour rapatrier son corps en Afrique du Sud, y est décédée 15 jours plus tard, contaminée à son tour. Deux autres personnes sont encore en traitement : l’une à Johannesburg, l’autre à Zurich, en Suisse.
La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a annoncé que le navire accosterait d’ici trois jours à Tenerife, aux Canaries. De là, tous les passagers étrangers seront rapatriés par avion vers leur pays d’origine, si leur état de santé le permet. Le Hondius avait quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril. Il est ancré au large du Cap-Vert depuis dimanche, pendant que les équipes d’urgence tentent de gérer la situation. À l’origine, le paquebot transportait 88 passagers et 59 membres d’équipage de 23 nationalités.
Le patient hospitalisé à Zurich porte à trois le nombre de cas confirmés d’hantavirus. L’OMS avait déjà confirmé l’un des décès et précisé qu’un passager britannique en soins intensifs à Johannesburg était testé positif. Cinq autres cas suspects sont recensés, dont les deux autres décès. L’OMS cheche toujours à comprendre comment le hantavirus a pu apparaître à bord. La première personne décédée avait développé des symptômes dès le 6 avril.



