
Pour ce second mandat, le spectacle ne sera pas de trop. Lundi à son investiture, Donald Trump a, sans scrupule, tracé sa voie avec des mesures radicales sur l’immigration, le climat, ou encore les relations internationales même si certaines de ses décisions risquent de se heurter à des obstacles juridiques et constitutionnels.
Les nouvelles normes de l’immigration
Lors de son discours d’investiture, Trump a promis de stopper toutes les entrées illégales et de procéder à des expulsions massives. « Nous commencerons à renvoyer des millions d’étrangers criminels là d’où ils viennent », a-t-il martelé. Dans la soirée, il a signé un décret déclarant l’état d’urgence à la frontière mexicaine.
Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, qualifiant cette décision de « nécessaire pour l’économie américaine”. “Nous allons forer à tout-va », a-t-il lancé, reprenant un slogan de campagne.
Parmi ses mesures chocs : la suspension de la plateforme d’asile mise en place sous l’administration Biden. « Les rendez-vous existants ont été annulés », peut-on lire sur le site du service concerné. Le président entend également s’attaquer au droit d’asile et au droit du sol, suscitant déjà des critiques de la part des défenseurs des droits de l’homme.
Fidèle à sa position climatosceptique, Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, qualifiant cette décision de « nécessaire pour l’économie américaine”. “Nous allons forer à tout-va », a-t-il lancé, reprenant un slogan de campagne. Un décret déclarant un « état d’urgence énergétique » vise à intensifier l’extraction des hydrocarbures. En outre, Trump a signé la sortie des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une mesure qui suscite des inquiétudes internationales.
Reprise du canal de Panama
Dans un discours inattendu, Trump a annoncé vouloir « reprendre » le canal de Panama, qualifiant l’accord de 1977 ayant transféré son contrôle au Panama de « cadeau insensé ». Le président panaméen José Raul Mulino a répliqué fermement : « Le canal appartient et continuera d’appartenir au Panama ». Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues avec la Chine, que Trump accuse de tirer profit de cette infrastructure stratégique.
Grâce aux assaillants du Capitole
Dans un geste polémique, Trump a signé un décret graciant plus de 1.500 participants à l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021. Les peines de 14 autres personnes ont été commuées. « Nous espérons qu’ils sortiront cette nuit », a déclaré le président. Nancy Pelosi, ancienne présidente démocrate de la Chambre des représentants, a dénoncé cette décision comme une « insulte au système judiciaire américain ».
Protectionnisme économique : Taxes et droits de douane
Trump a promis d’imposer des droits de douane de 25 % sur les importations du Mexique et du Canada dès février. « Nous enrichirons nos citoyens en taxant les pays étrangers », a-t-il affirmé. Cette décision pourrait néanmoins violer les accords de libre-échange conclus sous son premier mandat.
Trump s’est engagé à « mettre fin au délire transgenre ». « Il n’y a que deux sexes, masculin et féminin », a-t-il déclaré. Cette mesure vise également à réduire les aides fédérales destinées aux programmes de diversité. Avec ces annonces radicales, Donald Trump place les États-Unis sur une trajectoire controversée. Entre crises diplomatiques potentielles, contestations juridiques et tensions internes, son retour promet de faire des vagues, bien au-delà des frontières américaines.


