
À 60 ans, Alieu Omar Touray doit user d’astuces et de diplomatie pour tirer la CEDEAO du beau pétrin dans lequel elle se trouve. Au cours de son mandat de 04 ans, l’homme se trouve au four et au moulin pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore. A la manœuvre de la « communauté des peuples » après le départ de Jean Claude Brou, l’homme développe dans sa galaxie : sérénité, efficacité et diplomatie géopolitique.
Qui est Alieu Touray ?
Né le 5 novembre 1965, Omar Alieu Touray a gravi les échelons de la diplomatie gambienne. Il a été ministre des Affaires étrangères de 2008 à 2017, succédant à Crispin Grey-Johnson. Avant cela, il a servi comme ambassadeur en Éthiopie, représentant permanent auprès de l’Union africaine et des Nations unies. « C’est un diplomate chevronné, avec une vision claire pour la coopération régionale », souligne un commissaire de la CEDEAO.
Lors de son passage à l’ONU en 2008, Touray a défendu le multilatéralisme et l’égalité homme-femme, des valeurs qu’il entend promouvoir à la tête de la CEDEAO. « La Gambie s’efforce d’assurer l’égalité des genres et de renforcer les institutions multilatérales », avait-il déclaré. Ces principes pourraient guider son action à la tête de la Commission.
Alieu Omar Touray a pris ses fonctions dans un contexte marqué par des crises politiques, sécuritaires et économiques en Afrique de l’Ouest. Les coups d’État récents au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Guinée, ainsi que la montée du terrorisme, posent des défis majeurs pour la stabilité régionale. « Son mandat sera crucial pour relancer l’intégration ouest-africaine », estime un expert en relations internationales.
Dix choses à savoir sur Omar Alieu Touray
1. Ancien ministre de Yahya Jammeh : Touray a servi sous l’ancien président gambien, une expérience qui lui a permis de développer une expertise politique et diplomatique.
2. Successeur de Jean-Claude Brou : Il prend la tête de la Commission après un mandat marqué par des défis économiques et sécuritaires.
3. Un diplomate expérimenté : Avec des postes clés en Éthiopie, en Afrique du Sud et aux Nations unies, Touray a une vision globale des enjeux africains.
4. Un défenseur du multilatéralisme : Ses discours à l’ONU montrent son engagement pour la coopération internationale.
5. Un contexte difficile : Il hérite d’une région en proie à des crises multiples.
6. Un mandat de quatre ans : Touray devra relever des défis immédiats tout en traçant une vision à long terme.
7. Un Gambien à la tête de la CEDEAO : Sa nomination renforce la représentation des petits États dans les institutions régionales.
8. Un plaidoyer pour l’égalité : Touray a toujours défendu l’égalité homme-femme, une priorité pour la CEDEAO.
9. Une transition pacifique : Son arrivée marque une passation de pouvoir harmonieuse au sein de la Commission.
10. Un leadership à maintenir : Les attentes sont élevées pour ce nouveau président, qui devra rassembler les États membres autour d’objectifs communs.


