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Montage de véhicules et pièces de rechange à Abidjan : La Côte d’Ivoire adopte son Livre Blanc

La Côte d’Ivoire s’active pour la transformation structurelle de son industrie. Pour accompagner cette dynamique, un atelier de validation du « Livre blanc » pour la promotion du développement de l’industrie automobile s’est tenu, ce mardi 2025 à Noom Hôtel Abidjan, sous l’égide du ministère du commerce et de l’industrie (MCI).

Réunissant hauts cadres du Ministère du Commerce et de l’Industrie, représentants du secteur privé et experts internationaux, l’atelier de 72 heures, aura pour mission l’élaboration d’un programme Automobile performant qui, selon plusieurs intervenants à la cérémonie d’ouverture, « promet d’obtenir des résultats très probants ».

Un processus participatif et multisectoriel
Le président du comité d’organisation, aux côtés du conseil d’éthique et d’autres personnalités de marque, dont le professeur Stéphen, chargé de présenter une synthèse du programme, est revenu sur la plus-value de ce travail interministériel. « Je voudrais exprimer ma gratitude à l’administration Ouattara pour la confiance accordée, » a ainsi souligné l’un des intervenants, saluant la nouvelle dynamique de collaboration et de reconnaissance mutuelle qui caractérisent l’événement.

Cette démarche, qui répond à la stratégie nationale de transformation économique, repose sur un processus participatif engagé depuis juillet 2024 à la suite d’ateliers résidentiels, des réunions thématiques en visioconférence et des voyages d’étude au Ghana et en Afrique du Sud qui ont permis d’identifier le potentiel du secteur automobile ivoirien et de formuler les mesures nécessaires à sa dynamisation.

Les grandes lignes du Programme Automobile
Le Livre blanc, adopté par le gouvernement le 23 décembre 2023, constitue désormais la référence stratégique pour le développement de l’industrie automobile en Côte d’Ivoire. Au cœur de ce dispositif se trouvent 20 mesures clés destinées à transformer le paysage industriel national. Parmi ces mesures, plusieurs axes se distinguent :

-L’assemblage local et la fabrication de composants : Le programme vise à favoriser l’assemblage de bus, camions, minibus et véhicules utilitaires légers, ainsi que la production de pièces détachées, afin de créer une chaîne de valeur ajoutée sur le territoire national.
-La qualification des entreprises : Un processus rigoureux de qualification permettra d’identifier les sociétés aptes à participer au programme, garantissant ainsi que seuls des projets viables et conformes aux critères fixés puissent bénéficier des avantages offerts.

-La régulation des importations : Dans une démarche de modernisation du marché, une limitation progressive – puis une suppression complète – des importations de véhicules d’occasion a été envisagée. L’accent est également mis sur l’obligation pour ces véhicules d’obtenir des rapports d’émissions et des certificats de conformité délivrés par des centres agréés.

« Vos orientations, nous ont promis d’obtenir des résultats très incitatifs, » a affirmé le directeur de cabinet adjoint du MCI, traduisant ainsi la détermination collective à concrétiser ce projet stratégique.
-L’identification des véhicules : La mise en place d’un système de marquage unique permettra de doter chaque véhicule d’un identifiant irréfutable, renforçant ainsi la traçabilité et la régulation du parc automobile.

Ces axes, décrits comme le « guide pratique » auquel devront se référer l’ensemble des parties prenantes – notamment les investisseurs –, visent à instaurer un écosystème compétitif, garantissant non seulement le développement de l’assemblage local mais aussi une transition progressive vers une industrie automobile moderne et durable à l’horizon 2050.

Un engagement fort des différents partenaires
Les discours de remerciements ont rythmé la matinée. Plusieurs intervenants ont salué l’engagement du gouvernement et la qualité de la collaboration entre les ministères concernés (Commerce, Transports, Finances, Enseignement Technique et Formation Professionnelle) ainsi qu’avec des experts internationaux. « Vos orientations, nous ont promis d’obtenir des résultats très incitatifs, » a affirmé le directeur de cabinet adjoint du MCI, traduisant ainsi la détermination collective à concrétiser ce projet stratégique.

La création d’un bureau dédié à l’automobile au sein du ministère (Commerce et Industrie) devrait renforcer la coordination et le suivi de l’ensemble des actions mises en place, assurant ainsi une mise en œuvre efficace du plan.
Le comité interministériel, composé de représentants de la Primature, des ministères des Finances, des Transports et d’autres institutions clés, a également été mis en exergue pour son rôle déterminant dans la conception et la mise en œuvre du programme. Cet effort collectif est présenté comme la garantie d’un avenir où l’industrie automobile ivoirienne jouera un rôle majeur dans la transformation économique du pays.

Abidjan dans une nouvelle perspective automobile
Au-delà de l’aspect technique, le programme est envisagé comme un catalyseur de développement pour l’ensemble de l’économie ivoirienne. Il ambitionne de créer un environnement propice à l’innovation, à l’investissement et à la montée en compétences des acteurs locaux.

La création d’un bureau dédié à l’automobile au sein du ministère (Commerce et Industrie) devrait renforcer la coordination et le suivi de l’ensemble des actions mises en place, assurant ainsi une mise en œuvre efficace du plan.

L’atelier de validation se conclura sur une note d’optimisme et d’engagement. D’ores-et-déjà, les différents participants (secteur public ou privé), se disent convaincu que ce projet représente une opportunité unique pour la Côte d’Ivoire de se positionner en leader régional dans le domaine automobile. Comme le résume un dernier discours : « Le programme automobile de Côte d’Ivoire est le document de référence qui guidera nos investissements et nos actions pour transformer notre économie. »

Ce rendez-vous stratégique ouvre la voie à une nouvelle ère industrielle en Côte d’Ivoire, une ère où le partenariat entre l’État, le secteur privé et les experts internationaux s’avère essentiel pour relever les défis du développement économique et technologique.

 

 

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