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Côte d’Ivoire : Commémoration du 80ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale


Le 11 février 2025, l’ambassadeur de Russie en Côte d’Ivoire a pris la parole devant les étudiants de l’Université Méthodiste d’Abidjan pour commémorer le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a rappelé le rôle actif de l’Union soviétique dans la victoire contre le nazisme, tout en appelant à la reconnaissance internationale du génocide des peuples de l’URSS et à la lutte contre la glorification du nazisme.
L’ambassadeur Alexey Saltykov a commencé son discours en rappelant les pertes humaines colossales subies par l’URSS pendant la guerre. « 27 millions de personnes ont péri, dont près de 14 millions de civils, victimes d’exécutions, de travaux forcés ou de privations » a notifié l’Ambassadeur . Ces chiffres monstrueux justifient, selon lui, la demande de la Russie de reconnaître ces crimes comme un génocide.

La diplomatie soviétique, un pilier de la victoire
« Le Tribunal de Nuremberg a confirmé que les nazis visaient à exterminer les populations locales pour coloniser leurs territoires », a-t-il souligné Alexey Saltykov. La Russie plaide également pour l’instauration d’une Journée de commémoration des victimes de ce génocide à l’ONU. L’ambassadeur a ensuite mis en lumière le rôle méconnu mais essentiel de la diplomatie soviétique pendant la guerre.

« L’opération militaire spéciale en Ukraine est une réponse à la capture géopolitique de l’Europe de l’Est par Washington », a-t-il affirmé. Il a également dénoncé le « sabotage délibéré » des accords de Minsk par Kiev et ses alliés occidentaux, tout en défendant les référendums d’autodétermination en Crimée, Donbass, Kherson et Zaporijjia.
« La diplomatie est une arme blanche, utilisée pour éviter les conflits ou rétablir la paix », a-t-il expliqué. Il a cité des exemples marquants, comme les négociations avec la Turquie et la Suède, qui ont permis d’éviter l’entrée en guerre de ces pays aux côtés de l’Axe. Il a également rendu hommage à des figures emblématiques comme Sergueï Vinogradov, ambassadeur en Turquie, dont les analyses ont influencé des décisions stratégiques, et Alexandra Kollontaï, première femme ambassadrice de l’URSS, qui a contribué à mettre fin à la guerre soviéto-finlandaise.
Les conférences alliées et la création de l’ONU
L’ambassadeur a rappelé l’importance des conférences de Téhéran, Yalta et Potsdam, où les dirigeants des « Trois Grands » (URSS, États-Unis et Royaume-Uni) ont jeté les bases du monde d’après-guerre. « Ces rencontres ont permis de coordonner les efforts militaires et de préparer la création de l’ONU », a-t-il déclaré.
Il a salué le rôle de l’URSS dans la décolonisation, notamment grâce à l’adoption en 1960 de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays coloniaux. « Aujourd’hui, certains de ces pays sont devenus des acteurs majeurs du monde multipolaire », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur a conclu son discours en évoquant les défis actuels de la diplomatie russe. Il a critiqué l’Occident pour son « paradigme néocolonial » et son mépris des principes d’égalité souveraine des États. « L’opération militaire spéciale en Ukraine est une réponse à la capture géopolitique de l’Europe de l’Est par Washington », a-t-il affirmé. Il a également dénoncé le « sabotage délibéré » des accords de Minsk par Kiev et ses alliés occidentaux, tout en défendant les référendums d’autodétermination en Crimée, Donbass, Kherson et Zaporijjia. « Ces processus sont légitimes et conformes au droit international », a-t-il insisté.

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