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Présidentielle 2025 : Le Bishop Benjamin Boni met en garde et appelle chacun à la responsabilité

Le Bishop Benjamin Boni, chef de l’Église méthodiste, a saisi l’occasion d’une visite de courtoisie du Premier ministre Robert Beugré Mambé pour appeler à la responsabilité de tous en cette année électorale.

C’était le mercredi 12 février 2025, au siège de la Conférence des Églises méthodistes de Côte d’Ivoire, situé à Abidjan-Plateau. À l’issue de cette rencontre qui a duré environ une heure, le premier responsable de l’Église méthodiste de Côte d’Ivoire n’a pas caché ses préoccupations face aux tensions politiques et aux incertitudes constatées à quelques mois de cette échéance cruciale.

“Les élections ne doivent pas être un épouvantail ”
« Nous sommes en année électorale. Nous savons tous que les sentiments partagés aujourd’hui sont marqués par la peur et le questionnement. Les élections ne devraient pas être vues comme un épouvantail ni comme une réalité effrayante. Ce sont des articulations régulières de l’histoire d’une nation. Il faut, pour cela, que chacun joue sa partition. »

Il a appelé chacun des acteurs politiques – gouvernants, opposants et autorités coutumières – à prendre ses responsabilités et à s’interroger sur les bonnes questions. « Quelles sont les conditions qui peuvent apparaître comme des impératifs pour nous – gouvernants, religieux, autorités coutumières et toutes les composantes de la nation ? Il faut que chacun se sente concerné par tout ce qui articule la vie de la nation. Que devons-nous faire ? Ne rejetons pas la responsabilité sur les autres. Quelles sont les conditions à remplir pour que les élections se préparent et se déroulent dans une ambiance de fraternité et de responsabilité, et que nous traversions ces échéances dans la paix ? »

Que ceux qui nous gouvernent prennent conscience de leur responsabilité : en quel temps sommes-nous ? Quels sont les enjeux ? Nous savons que la vie de la nation est glorieuse, mais elle est aussi fragile
S’adressant spécifiquement aux hommes de Dieu, il a recommandé de porter « la nation aux pieds de Dieu » : « Religieux que nous sommes, nous devons porter la nation aux pieds de Dieu. Nous devons parler à nos communautés, les préparer et les aider à aller à ces élections avec responsabilité et dans la paix. » Il a également appelé les gouvernants et les autres acteurs politiques à comprendre pleinement leur responsabilité :

« Que ceux qui nous gouvernent prennent conscience de leur responsabilité : en quel temps sommes-nous ? Quels sont les enjeux ? Nous savons que la vie de la nation est glorieuse, mais elle est aussi fragile. Aussi fragile que de la paille dans laquelle on jetterait une bûche enflammée. C’est toute la forêt qui prendrait feu. », a-t-il mis en garde.

Il a ainsi insisté sur l’importance d’un dialogue national et du respect mutuel : « Il faut comprendre ce qu’est un véritable dialogue national et les conditions à remplir pour le rendre efficace. Tous doivent être pris au sérieux et savoir que nous ne sommes pas les seuls à aimer cette nation : je l’aime, et l’autre l’aime aussi. Lorsque nous nous comprenons ainsi et que nous jouons la carte de la responsabilité – à la fois individuelle et communautaire – notre Dieu ajoute grâce sur grâce et nous traversons cette période avec sérénité. »

 

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