05012026Headline:

ZLECAF : La Gambie biffe 90 % des taxes sur les échanges de biens en Afrique

La Gambie s’attaque aux barrières douanières pour favoriser la libre circulation et optimiser le trafic. Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), la Gambie a officialisé son engagement à supprimer 90 % des droits de douane sur les biens échangés en Afrique.

Une annonce choc faite par Mod Secka, secrétaire permanent du ministère du Commerce, lors d’une réunion du Comité national de mise en œuvre de la ZLECAF à l’hôtel Metzy de Kololi. « Cette initiative va intégrer davantage notre économie au marché continental », a-t-il déclaré, soulignant l’objectif de fluidifier les échanges et de créer un marché africain unifié de 1,4 milliard de consommateurs.

Infrastructures et douane : Priorité à la modernisation
Pour accompagner cette libéralisation, le gouvernement gambien modernise ses ports, postes frontières et systèmes logistiques, via la Gambia Revenue Authority (GRA). « Nous alignons nos procédures douanières sur les standards de la ZLECAF pour faciliter la circulation des marchandises », explique Mod Secka. Objectif : réduire les délais aux frontières et attirer les investisseurs étrangers. Des mesures déjà saluées par les acteurs du transport et de l’import-export.

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Outre les biens, la Gambie mise sur les services pour tirer profit de la ZLECAF. Le pays s’engage à libéraliser des secteurs stratégiques : -Services financiers (banque, assurance), -Tourisme (hôtellerie, voyages), -Transports (logistique, aviation), -Télécommunications. « Nous renforçons nos cadres réglementaires pour que nos entreprises soient compétitives à l’échelle continentale », précise Mod Secka. Un plan qui vise aussi à créer des emplois dans un pays où le taux de chômage des jeunes dépasse 40 %.

Stratégie 2020-2030 : Un plan décennal pour dompter la ZLECAF
La Gambie a élaboré une stratégie nationale sur 10 ans (2020-2030) pour maximiser les retombées de l’accord. Parmi les priorités : -Identifier les secteurs clés (agroalimentaire, textile), -Former les entreprises aux normes continentales, -Développer des corridors économiques avec les pays voisins. « Le Comité national de mise en œuvre est la colonne vertébrale de ce plan », insiste Mod Secka.

Malgré l’optimisme, des obstacles persistent. « Beaucoup d’entreprises et de citoyens méconnaissent encore la ZLECAF », reconnaît Mod Secka.
Autres écueils : -Manque d’infrastructures numériques pour le commerce en ligne, -Capacités techniques limitées des institutions, -Nécessité d’investissements massifs dans les réseaux routiers et énergétiques. Pour y répondre, le gouvernement promet : -Campagnes de sensibilisation grand public, -Partenariats avec des organismes internationaux, -Formations intensives aux procédures douanières modernes.

 

 

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