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Sommet virtuel sur l’Ukraine à Londres : les contours de la «coalition des volontaires» se précisent


Tôt ou tard, Vladimir Poutine devra négocier, a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer à l’ouverture du sommet virtuel pour l’Ukraine ce samedi qui a réuni une vingtaine de participants. Les responsables militaires de cette « coalition des volontaires », doivent se retrouver jeudi prochain à Londres.
Plusieurs pays européens, l’Ukraine, l’Otan, la Commission européenne, le Canada ou encore l’Australie ont participé à cette réunion virtuelle entamée en fin de matinée, selon Downing Street, pour préciser les contours d’une coalition de pays volontaires prêts à « soutenir une paix juste et durable » en Ukraine.

À l’issue de la réunion, le Premier ministre britannique a déclaré qu’un groupe de pays occidentaux, appelé « coalition des volontaires », élaborerait des plans pour aider à sécuriser l’Ukraine « sur terre, en mer et dans le ciel » dans l’éventualité d’un accord de paix avec la Russie. Ces pays vont renforcer « les défenses et les forces armées de l’Ukraine », selon Keir Starmer.

Une prochaine réunion jeudi
La réunion de ce samedi sera suivie par une « session de planification militaire la semaine prochaine ». Les responsables militaires des pays alliés de l’Ukraine doivent se retrouver jeudi prochain au Royaume-Uni pour concrétiser leurs plans de maintien de la paix en cas de trêve avec Moscou, a indiqué le Premier ministre britannique Keir Starmer lors de la conférence de presse finale. « Le ‘Oui, mais’ de la Russie ne suffit pas, et tous les participants de la réunion de ce matin sont convenus d’exercer une pression collective sur la Russie » pour la pousser à accepter la proposition de trêve américaine de 30 jours, a-t-il indiqué à Downing Street.

« Si Poutine veut vraiment la paix, c’est très simple : il doit cesser ses attaques barbares contre l’Ukraine et accepter un cessez-le-feu », avait déclaré le Premier ministre britannique à l’ouverture de la réunion virtuelle. Alors que l’Ukraine a montré qu’elle était « pour la paix » en acceptant un cessez-le-feu de trente jours, le président russe « est celui qui essaie de retarder », a encore affirmé M. Starmer.

L’Italie n’enverra pas de soldats en Ukraine
Sitôt la réunion virtuelle terminée, la Première ministre Giorgia Meloni a indiqué que l’Italie n’enverra pas de soldats sur le terrain en Ukraine. « La Première ministre a confirmé que l’Italie entend continuer à travailler avec les partenaires européens et occidentaux ainsi qu’avec les États-Unis pour définir des garanties de sécurité crédibles et efficaces, en réitérant que la participation nationale à une éventuelle force militaire sur le terrain n’était pas envisagée », a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Le chancelier allemand a de son côté exhorté la Russie à œuvrer « enfin » pour une paix « juste et durable » en Ukraine, après avoir participé au sommet virtuel. « Il appartient désormais à la Russie de mettre fin à ses attaques quotidiennes contre les villes et les infrastructures civiles ukrainiennes et d’emprunter enfin la voie d’une paix durable et juste », a dit Olaf Scholz, cité par son porte-parole dans un communiqué. Le chancelier social-démocrate a aussi souligné « l’importance du rôle de leader joué par le président américain » Donald Trump en vue de parvenir à un éventuel cessez-le-feu et à une paix durable en l’Ukraine. Et il a promis que son pays continuerait à soutenir Kiev jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.

Le président français Emmanuel Macron a lui estimé qu’il fallait que la « pression soit claire » sur la Russie, « en lien avec les États-Unis », car elle « ne donne pas l’impression de vouloir la paix sincèrement », dans un message transmis à l’AFP à l’issue de la réunion en visioconférence. Selon le président français, la Russie « ne répond pas à la proposition des États-Unis et de l’Ukraine » en faveur d’une trêve d’un mois, « elle intensifie les combats », et le président russe Vladimir Poutine « veut tout obtenir, puis négocier ». « Si nous voulons la paix, il faut que la Russie réponde clairement et que la pression soit claire, en lien avec les États-Unis, pour obtenir ce cessez-le-feu », a ajouté Emmanuel Macron.

Zelensky désigne une équipe de négociateurs pour de possibles pourparlers de paix
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a crée une « délégation » en vue de mener « le processus de négociations pour atteindre une paix juste » avec la Russie, selon un décret publié samedi par Kiev.

D’après ce texte, le chef du bureau présidentiel Andriï Iermak, le chef de la diplomatie Andriï Sybiga, le ministre de la Défense Roustem Oumerov et le chef adjoint de cabinet du président Pavlo Palissa formeront cette équipe pour interagir avec « les partenaires internationaux » de l’Ukraine. Ces quatre responsables composaient la délégation ukrainienne lors des discussions de mardi en Arabie saoudite avec les États-Unis, qui ont abouti à une proposition d’un cessez-le-feu de trente jours.

Sur le terrain, les combats continuent
Sur le terrain, Moscou a annoncé ce samedi matin avoir intercepté 126 drones ukrainiens dans la nuit. Kiev, de son côté, assure avoir abattu 130 de ces engins militaires lancés par la Russie sur tout le pays.

L’armée russe continue de gagner du terrain dans la région de Koursk et revendique ce samedi matin la reprise de deux nouveaux villages. Le président Zelenskya lui démenti tout encerclement des troupes ukrainiennes dans la région de Koursk, en écho à l’appel hier du président américain à épargner les vies des soldats ukrainiens, « complètement encerclés » dans la zone selon lui. Vladimir Poutine les a appelés à déposer les armes.

Dans une déclaration diffusée sur ses réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky ajoute que la situation s’est stabilisée près de la ville de Pokrovsk, dans l’est de l’Ukraine. Il note par ailleurs que les forces russes massent des troupes dans la région de Soumy, dans le Nord-Est. « Cela témoigne d’une volonté d’attaquer notre région de Soumy », a-t-il dit. « Nous le savons et nous y remédierons… Il est évident que la Russie prolonge cette guerre », a-t-il conclu.

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