La 3ème édition de la Foire du Made in Côte d’Ivoire (FOMCI 2025) s’est ouverte, ce mercredi 2 avril 2025, au Parc des expositions d’Abidjan, autour du thème : « Cap sur la compétitivité et l’innovation ».
Ouverte à Abidjan, la Foire du Made in Côte d’Ivoire (FOMCI 2025) qui se déroule du 2 au 6 avril 2025 sur les berges de la lagune Ebrié, enregistre une centaine de stands, dont deux dédiés à l’assemblage automobile en Côte d’Ivoire, 160 exposants et une vingtaine de filières en attraction.
La Foire du Made in Côte d’Ivoire se présente comme une vitrine exceptionnelle pour valoriser le savoir-faire ivoirien, renforcer les chaînes de valeur locales, et stimuler l’économie nationale, a indiqué le commissaire général, M. Aimé Koizan.
Cette plateforme unique se veut également un espace « pour établir des partenariats, explorer de nouveaux marchés, et contribuer à l’autonomisation de nos jeunes entrepreneurs », a relevé M. Aimé Koizan, le directeur général du Commerce intérieur.
La FOMCI, dira t-il, vise la création d’un cadre de promotion de l’excellence en matière d’invention, à conquérir des acheteurs professionnels et stratégiques des différents continents. Toutefois, cette ambition nécessite une compétitivité des entreprises dans un contexte où les économies sont de plus en plus ouvertes.
Il est prévu trois panels portant respectivement sur l’innovation collaborative ; les leviers de la compétitivité ; les normes et la certification qui seront organisés par le Comité scientifique de la FOMCI, en collaboration avec des experts de haut niveau, a-t-il détaillé.
En marge de cette organisation classique, la FOMCI 2025, se déroulera autour des plusieurs activités novatrices majeures. Il s’agit notamment de « Côte d’Ivoire Start Up qui nous plongera dans le monde des nouvelles technologies, ainsi que l’exposition des œuvres littéraires d’auteurs locaux », a-t-il noté.
Il y a en outre, « Mode in Côte d’Ivoire qui nous conduira à la découverte des collections de jeunes stylistes prometteurs, avec un défilé de mode mettant en lumière les créations faites à partir des matières premières locales », a-t-il poursuivi, évoquant également des voyages culinaires à travers les mets locaux.
Le ministre du Commerce et de l’industrie, Dr Souleymane Diarrassouba, a soutenu que cette foire vise à « valoriser ce qui nous est propre ». Pour lui, cette promotion est prometteuse dans un contexte où la Côte d’Ivoire compte une classe moyenne de plus de 30% de la population.
Adama Bictogo, le président de l’Assemblée nationale, parrain de la FOMCI 2025, s’est félicité de la thématique de cette 3e édition « qui interpelle chaque acteur qu’il soit producteur, industriel, commerçant ou consommateur, sur l’attitude à adopter dans nos économies de plus en plus ouvertes avec la création des zones de libre-échange ou de marchés communs ».
« Face à ces enjeux, il faut nécessairement que nos produits soient compétitifs sur le marché notamment par leur capacité à pouvoir faire face à la concurrence. (Mais), pour atteindre un tel objectif, il faut impérativement faire appel à l’innovation pour l’amélioration des produits mis sur le marché », a-t-il soutenu.
« Grâce à son engagement en faveur d’une économie plus compétitive et résiliente, des initiatives comme la FOMCI prennent tout leur sens et participent activement, à la promotion d’une part, des champions nationaux ainsi qu’au développement des start-up nationales, et d’autre part, elle contribue à la valorisation des marchés nationaux et régionaux », a-t-il fait observer.
Il a souligné que face aux difficultés persistantes liées à l’importation des produits de grande consommation, accentuée par la crise énergétique née du conflit russo-ukrainien, l’Afrique et en particulier la Côte d’Ivoire est devenue dépendante de produits alimentaires d’importation.
« Il nous faut donc conquérir sinon acquérir notre souveraineté alimentaire. Cette souveraineté alimentaire est donc devenue aujourd’hui un objectif pressant pour notre pays à l’instar de tous les Etats ayant une forte dépendance de l’importation des produits de grande consommation », a-t-il lancé.
« Cette souveraineté nous invite à produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons. Cette démarche inclut donc la priorité donnée à la production locale de nos produits dans toute leur diversité pour répondre aux besoins de consommation de notre population », a insisté M. Bictogo.
Le secteur industriel en Côte d’Ivoire constitue un levier important pour accélérer la transformation structurelle de l’économie du pays. Avec une contribution de 24,6% au PIB en 2023, ce secteur joue un rôle majeur pour la transformation des produits locaux.



