
La filière coco est officiellement rattachée au Conseil hévéa–palmier à huile, qui en assure désormais la régulation. À cet effet, une mission exploratoire a été diligentée pour établir un diagnostic de la filière et proposer des leviers de relance.
Ainsi, en marge du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA), une rencontre d’échanges s’est tenue le jeudi 29 mai 2025 autour de la relance de la filière coco en Côte d’Ivoire.
Organisée par le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPHC), cette activité a réuni chercheurs, producteurs, acheteurs, industriels et acteurs institutionnels.
La cérémonie était présidée par Félix Anoblé, président du Conseil d’administration du CHPHC, en présence du Directeur général, Edmond Coulibaly, elle a bénéficié de la visite éclair du ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani.
Objectif ambitieux
L’ambition est claire : transformer les défis actuels en opportunités économiques et sociales pour les milliers d’acteurs impliqués dans cette filière longtemps oubliée.
Lors de la rencontre, les autorités ont rappelé que l’objectif est ambitieux : atteindre 352 000 hectares de cocotiers, soit l’équivalent des superficies actuelles du palmier à huile. Cela implique de préserver les terres agricoles de l’urbanisation et d’attirer de nouveaux investisseurs.
Le ministre Adjoumani, premier responsable de l’agriculture en Côte d’Ivoire, a encouragé cette dynamique.
« Le gouvernement reste engagé aux côtés du Conseil pour faire de la filière coco un véritable levier de croissance. Cette filière est une mine d’or », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Félix Anoblé, Président du Conseil d’Administration du Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPHC), a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs pour repositionner la Côte d’Ivoire sur l’échiquier africain.
« La relance du cocotier est une urgence agricole et économique », a-t-il fait savoir.
En outre, le Directeur général de la faîtière, Edmond Coulibaly, a rappelé que « cette rencontre est le point de départ d’une série d’actions concrètes pour redonner vie à la filière coco. »
La Côte d’Ivoire, jadis leader africain de la production de noix de coco, a vu sa production chuter drastiquement, passant de 406 000 tonnes en 1986 à 125 565 tonnes en 2024, soit une baisse de 70 %. Cette situation a rétrogradé le pays du 1er au 5e rang continental.
« Une mission exploratoire a été menée sur le terrain pour mieux cerner les réalités du secteur .»
Un avenir durable
Face à ce constat, le gouvernement a élargi les prérogatives du CHPHC aux activités de la filière coco, afin de réguler, contrôler et suivre les opérations de production, de transformation et de commercialisation.
Une mission exploratoire a été menée sur le terrain pour mieux cerner les réalités du secteur. Avec cette première étape d’échanges et de concertation, le CHPHC marque sa volonté de bâtir un avenir durable pour la filière coco.
La création d’un réseau de coordination entre chercheurs, planteurs, transformateurs et administrations a également été évoquée comme un outil stratégique pour garantir le succès de cette relance.
L’intérêt manifesté par la Chine pour le coco ivoirien lors de ce SARA, est déjà un signal fort de cette dynamique de valorisation de la filière coco en Côte d’Ivoire.


