
Le séminaire qui se termine le 1er juin, va permettre à ces professionnelles de santé d’agir rapidement en cas de crise humanitaire, en garantissant un accès continu à des services de qualité pour les femmes et les filles. Plusieurs contenus seront livrés sur l’approfondissement des compétences cliniques, la compréhension de la logistique des kits d’urgence, intégration du DMU en contexte humanitaire, l’analyse des bonnes pratiques, et la gestion des défis de terrain.
Prévenir les cas humanitaires et cultiver la résilience
Le contexte sécuritaire sous-régional, notamment avec les effets collatéraux de la crise au Sahel, expose la Côte d’Ivoire à un afflux croissant de demandeurs d’asile. Cette situation renforce la nécessité d’une réponse sanitaire adaptée, notamment pour faire face à l’augmentation des violences basées sur le genre et des complications liées aux grossesses.
« Partout où vous serez, nous comptons sur vous pour soutenir celles confrontées à des violences ou à des urgences obstétricales » a déclaré Dr Bemba Fatoumata Touré.
La représentante du Ministère de la Santé, s’adressant aux sages-femmes sélectionnées parmi les 9 600 que compte le pays, a ajouté que leur rôle est central dans la prise en charge des femmes en détresse. Elle a aussi remercié l’UNFPA pour son appui constant au système de santé ivoirien, et exprimé son espoir de voir naître un réseau fort et engagé de sages-femmes capables d’agir en toutes circonstances.
L’engagement de l’UNFPA pour des réponses efficaces et humaines
Mme Cécile Compaoré Zoungrana, Représentante Résidente de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, a salué l’engagement du gouvernement ivoirien pour une réponse coordonnée et humaine face aux défis humanitaires. « Les sages-femmes sont souvent les premières à intervenir auprès des femmes victimes de violences ou confrontées à des urgences sanitaires » a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que l’UNFPA, en lien avec le programme de santé de la mère et de l’enfant, a soutenu la mise en place de ce Roster national. Ce mécanisme permettra de mobiliser rapidement du personnel qualifié en fonction des besoins, afin de maintenir l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris dans les zones à risque ou isolées.
« Les sages-femmes sont des figures de confiance dans les communautés. Ce sont elles qui accompagnent les femmes, sauvent des vies et apportent du réconfort dans les moments les plus critiques ».
Elle a enfin encouragé les participantes à s’approprier pleinement les modules de la formation pour que la Côte d’Ivoire dispose d’un vivier de sages-femmes humanitaires prêtes à intervenir dans le pays, dans la région et même au-delà. En renforçant les capacités des sages-femmes, la Côte d’Ivoire fait un pas vers une meilleure protection des droits et de la santé des femmes et des filles, même dans les contextes les plus difficiles.


