Les usagers de l’axe Abengourou-Bettié côtoient régulièrement la mort en raison de la dégradation avancée du pont de Bokakokorè, causée par la crue soudaine de la rivière Manzan.
Sur l’axe Abengourou-Bettié, dans la région de l’ Indénié-Djuablin , la peur s’est installée au rythme des prélèvements. En cause : le pont de Bokakokorè, fortement endommagé par la crue récente de la rivière Manzan, qui menace aujourd’hui de céder sous le poids du temps et de l’abandon.
Un danger quotidien
Ce pont, jadis symbole de fierté pour les habitants du village de Bokakokorè, est aujourd’hui devenu un danger quotidien pour les automobilistes, motocyclistes et piétons qui empruntent cet itinéraire stratégique. Les abords du pont ont été littéralement emportés par les eaux déchaînées de la rivière, mettant à nu la structure fragilisée et exposant les usagers à de graves risques d’accidents.
« On côtoie la mort chaque jour ici », confie un conducteur de taxi-brousse. « Il suffit d’un faux mouvement ou d’une nouvelle pluie violente pour que tout cède. », prévient un habitant de la région.
Les habitants, inquiets, ne comprennent pas l’inaction des autorités face à une menace aussi évidente
Les habitants, inquiets, ne comprennent pas l’inaction des autorités face à une menace aussi évidente. Alors que d’autres régions du pays bénéficient de mesures d’urgence en pareil circonstances, aucune barrière de sécurité, aucun dispositif de signalisation ni même une intervention préventive n’a été déployée autour du pont de Bokakokorè.
Le silence des pouvoirs publics irrite et alimente l’inquiétude générale. « Nous lançons un appel pressant au Conseil régional de l’Indénié-Djuablin et au ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier . Qu’ils viennent constater l’état du pont et agir avant qu’un drame n’arrive », implore un notable du village, témoin de l’effondrement progressif de l’ouvrage.
Un passage vital entre plusieurs localités
Le pont de Bokakokorè ne dessert pas seulement le village du même nom. Il constitue un passage vital entre plusieurs localités et représente une artère importante pour le commerce, les évacuations sanitaires et les déplacements scolaires. Son effondrement isolerait non seulement les populations, mais mettrait également en péril les activités économiques de toute la région.
Face à l’urgence, les populations appellent à des travaux de réhabilitation immédiates et au renforcement de la structure pour éviter le pire. En attendant une intervention, les habitants s’organisent tant bien que mal : certains comportent des branchements pour alerter sur les zones les plus endommagées, d’autres limitent leur passage à certaines heures du jour.
La rivière Manzan, paisible en apparence, s’est transformée en une menace silencieuse que nul ne peut désormais ignorer.
Mais la crainte est omniprésente, d’autant que la saison des pluies bat son plein et que de nouvelles crues pourraient frapper à tout moment. La rivière Manzan, paisible en apparence, s’est transformée en une menace silencieuse que nul ne peut désormais ignorer.
Le pont de Bokakokorè est en sursis. Il est impératif que les autorités locales et nationales entendent l’appel de détresse lancé par les populations. Leur sécurité en dépend.



