
Mis en cause ces derniers jours pour la participation du PDCI-RDA — qu’il dirige — à la session de formation organisée par la Commission électorale indépendante (CEI) sur la collecte des parrainages citoyens, le Pr Tidjane Thiam a réagi publiquement.
Lors d’une interview ce vendredi 27 juin, le coordonnateur général de la Coalition pour l’Alternance et la Paix en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a tenu à réaffirmer la solidité de l’unité de l’opposition face au pouvoir, malgré des sensibilités différentes.
« L’opposition est unie. Le point fondamental, c’est qu’elle l’est désormais face au pouvoir, avec deux sensibilités : le Front Commun, composé du PPA-CI et du PDCI-RDA, et CAP-Côte d’Ivoire, qui rassemble le PDCI-RDA, le COJEP, le FPI, le MGC de Mme Simone Ehivet Gbagbo, et bien d’autres partis », a déclaré le président du PDCI.
Une réponse attendue
Principale coalition de l’opposition, la CAP-CI, créée en mars 2025, regroupe une vingtaine de partis dont le FPI d’Affi N’Guessan, le COJEP de Charles Blé Goudé, le MGC de Simone Gbagbo et le PDCI-RDA de Tidjane Thiam.
La réaction de ce dernier était très attendue dans les cercles politiques d’opposition, alors que plusieurs partis membres de la CAP-CI avaient évoqué la participation du PDCI-RDA à une activité officielle de la CEI, alors même que la coalition avait annoncé ne plus reconnaître l’organe électoral dans sa forme actuelle.
Pour certains membres, ce geste était en contradiction avec la position de principe défendue collectivement depuis la création de la coalition, en mars 2025, et nécessitait des explications du coordonnateur général.
La signature récente d’une alliance bilatérale entre le PDCI-RDA et le PPA-CI, en dehors du cadre de la CAP-CI, a aussi semé le doute. Le président du COJEP, Charles Blé Goudé a déploré un manque de courtoisie de la part du vieux parti.
Mais pour le coordonnateur général de la CAP-CI, il s’agit de recentrer le débat sur l’objectif principal de la coalition : l’alternance.
« Vous savez, j’aime bien cette expression : il ne faut pas sous-estimer les Ivoiriens. Ils sont capables de s’unir quand il le faut, a déclaré Thiam. L’Union de l’opposition montre aujourd’hui la gravité de la situation. Il s’agit du pays, il s’agit de sauver la Côte d’Ivoire, et de la faire entrer pleinement dans le camp des démocraties africaines. »


