
Il n’a pas levé la voix. Il n’a pas cherché l’effet. Mais Koné Mamadou a lancé, calmement, un message aux allures de proclamation.
80 % des congressistes étaient des jeunes
À l’occasion d’une réunion de remerciement avec les coordinations régionales de l’Union des Jeunes du RHDP, qui s’est tenue à la rue Lepic, le Président de l’UJ-RHDP a livré sa lecture d’un moment politique historique : « Sur les 100 000 militants mobilisés à Ébimpé, 80 % étaient des jeunes. Cela signifie simplement que la jeunesse a décidé de porter la candidature du Président Alassane Ouattara pour la présidentielle d’octobre 2025 », a-t-il indiqué.
Qui prend la tête du cortège, assume une vision, revendique un leadership et trace une direction
À travers ces mots, ce n’est pas seulement une mobilisation qu’il salue. C’est une dynamique générationnelle qu’il consacre. Celle d’une jeunesse qui, pour une fois, ne se contente pas d’être le dernier maillon, le bras d’agitation ou l’alibi symbolique. Mais qui prend la tête du cortège, assume une vision, revendique un leadership et trace une direction. Depuis le 9 décembre 2023, date de l’élection de Koné Mamadou à la tête de l’UJ-RHDP, le bureau exécutif de l’UJ-RHDP aura quadrillé le pays, commune après commune, région après région. « Ce congrès n’est pas une fin en soi. Il est le couronnement d’un processus méthodique », dit-il. Et déjà, les prochaines étapes sont fixées. Il s’agit notamment de la collecte des parrainages, du 1er juillet au 26 août, avec pour objectif minimal affiché 1 % des 8 millions d’électeurs.
La jeunesse, un atout
Koné Mamadou sait qu’il joue une partition stratégique. Celle d’un parti qui veut démontrer qu’il n’est pas seulement bien organisé, mais profondément enraciné. Et dans ce plan, la jeunesse n’est pas un décor. Elle est l’arme politique principale, le levier électoral, la caisse de résonance, la force vive. Le Président de l’Union des Jeunes du RHDP l’a rappelé. Koné Mamadou l’a dit sobrement mais avec beaucoup de sens. « Notre point de chute, c’est l’élection du Président Alassane Ouattara au soir du 25 octobre », a-t-il martelé. Le reste n’est qu’une affaire de temps et de méthode.


