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26 juin 1976 : Les Seychelles (archipel de 115 îles) acquérait son indépendance

C’est l’archipel aux multiples facettes. Les Seychelles, un regroupement de 115 îles posé sur l’océan Indien, au large de l’Afrique de l’Est, forment un État souverain reconnu pour ses plages de carte postale, ses récifs coralliens et sa biodiversité unique, incarnée notamment par les tortues géantes.

Mahé, la plus vaste des îles, abrite Victoria, la capitale, et le parc national du Morne Seychellois. Avec ses 455 km² et ses quelque 120 000 habitants, l’archipel se distingue par un dynamisme économique rare sur le continent, affichant des indicateurs enviés, du PIB au SMIG en passant par le tourisme.

Des explorateurs aux puissances coloniales
L’histoire des Seychelles débute bien avant l’arrivée des Européens. Les premiers visiteurs auraient été des marchands arabes, mais ce sont les Portugais, avec Vasco de Gama en 1501, qui laissent les premiers écrits, baptisant l’archipel Amirantes. En 1609, le Britannique John Jourdain décrit les îles granitiques, dont Mahé et Praslin. Au XVIIIe siècle, pirates et grandes puissances se disputent l’archipel.

En 1743, la France prend possession des lieux, nommant l’île principale Mahé en hommage au gouverneur de l’île Maurice. Les îles deviennent « Seychelles » en l’honneur de Jean Moreau de Séchelles, ministre de Louis XV.
La colonisation française s’installe progressivement, malgré des débuts laborieux pour les premiers colons. Les guerres napoléoniennes voient les Britanniques s’emparer des Seychelles en 1811, officialisant leur contrôle en 1814. Pendant la Première Guerre mondiale, l’archipel s’illustre par la mobilisation d’un corps expéditionnaire, proportionnellement le plus important des colonies britanniques.

Son indépendance et ouverture sur le monde
Le 29 juin 1976, les Seychelles accèdent à l’indépendance, rejoignant le Commonwealth et la Francophonie. France-Albert René, avocat et Premier ministre, prend la tête du pays en 1977 et impose un parti unique à tendance socialiste. Sous sa présidence, l’archipel s’affirme comme pays tiers-mondiste, tout en développant un secteur touristique de luxe qui hisse le niveau de vie local parmi les plus élevés d’Afrique.

Face aux pressions internationales, notamment françaises à partir de 1990, France-Albert René engage des réformes politiques et économiques, ouvrant la voie au multipartisme et à un certain libéralisme. Il quitte la présidence en 2004, laissant la place à James Michel, qui remporte les élections de 2006, 2011 et 2015, cette dernière au terme d’un second tour très disputé. Aujourd’hui, l’archipel, champion africain en matière de passeport et d’indicateurs sociaux, poursuit son développement dans la préservation de son environnement exceptionnel en affirmation de son identité sur la scène régionale et internationale.

 

 

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