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Indemnisations du 28 septembre 2009 en Guinée : Des victimes dénoncent leur exclusion

Après la clôture du dossier feuilleton judiciaire en 2024, l’Etat Guinéen a ouvert le 13 avril dernier, la rubrique dédommagement et réparation de préjudices à l’endroit des victimes. Près de trois mois après le lancement officiel du processus d’indemnisation des victimes du massacre du 28 septembre 2009 en Guinée, un collectif de personnes non indemnisées s’est fait entendre.

Ce samedi 28 juin 2025 à Conakry, lors d’une conférence de presse, le Collectif des victimes non indemnisées a dénoncé son exclusion du dispositif et appelé à une intervention directe du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya.

Une indemnisation jugée partielle
Le 13 avril dernier, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme avait donné le coup d’envoi à cette opération d’indemnisation, censée réparer les préjudices subis lors de ce drame. Mais selon le collectif, seules 334 personnes ont bénéficié de cette mesure, alors que plusieurs centaines d’autres, également enregistrées comme victimes, ont été laissées de côté.

« Nous avions accueilli avec joie le décret portant indemnisation, mais cette joie a vite laissé place à la surprise et à la frustration. »
Alsény Diallo, secrétaire administratif et porte-parole du mouvement, a exprimé la déception et la colère de ces victimes. « Nous avions accueilli avec joie le décret portant indemnisation, mais cette joie a vite laissé place à la surprise et à la frustration. » Au-delà de la question financière, le collectif insiste sur la nécessité d’une prise en charge médicale pour les personnes souffrant de séquelles graves, notamment celles qui vivent avec des balles dans le corps ou des handicaps permanents.

Un appel à la solidarité et à la justice
Face à cette situation, le Collectif des victimes non indemnisées lance un appel à la fois à l’opinion nationale et internationale. Il interpelle la Cour pénale internationale (CPI), les organisations de défense des droits humains et toutes les parties impliquées dans le procès du 28 septembre. « Nous tendons la main aux institutions et aux personnes de bonne volonté pour qu’elles viennent en aide aux victimes laissées pour compte. Les besoins sont urgents et réels », a souligné Alsény Diallo.

Ce cri d’alarme traduit les limites du dispositif actuel et rappelle que la réparation des victimes reste un chantier inachevé. Alors que la Guinée poursuit son chemin vers la justice et la réconciliation, la question de l’équité dans l’indemnisation demeure au cœur des préoccupations. Le président de la transition, général Mamadi Doumbouya, est désormais attendu pour apporter une réponse claire à ces revendications, dans un contexte où la stabilité sociale passe aussi par la reconnaissance et la réparation des blessures du passé.

 

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