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Bongouanou/ Yobouessou: Une vieille de 71 ans décapitée, un suspect arrêté

La vieille Aman Zibla Thérèse née le 1er janvier 1955 à Yobouesso (sous-préfecture d’Andé) a été décapitée, le samedi 6 juin 2026, à quelques encablures dudit village par un individu surnommé Adjoumani. Ce dernier a été interpellé aux environs de 2 heures du matin à Bénéné, un village voisin.

L’horreur continue de secouer la région du Moronou . Après la découverte du corps décapité d’un orpailleur clandestin à Brou-Akpaoussou, il y a quelques jours, un nouveau drame est venu endeuiller la sous-préfecture d’Andé. Une femme âgée de 71 ans a été sauvagement assassinée et décapitée dans le village de Yobouessou. Le principal suspect, interpellé quelques heures après les faits, se trouve actuellement entre les mains de la gendarmerie de Bongouanou .

La victime revenait de son champion
Les faits se déroulent dans la soirée du samedi 6 juin 2026. Selon des sources concordantes, la victime, Aman Zibla Thérèse, née le 1er janvier 1955 à Yobouessou, revenait de son champ avec une charge de bois de chauffe sur la tête lorsqu’elle a été attaquée à quelques encablures de son village.

Alors qu’une forte pluie s’abattait sur la localité, un individu surnommé « Adjoumani », présenté comme un ressortissant Lobi installé dans le village depuis quelque temps, l’aurait violemment agressée avant de lui trancher la tête. Les circonstances exactes du crime restent encore à éclaircir, mais les premiers éléments recueillis sur le terrain témoignent d’une violence extrême.

Malgré les intempéries, deux jeunes villageois ont décidé de se rendre sur les lieux afin de vérifier les informations qui circulaient
La nouvelle du drame s’est rapidement propagée dans le village, plongeant les habitants dans la consternation. Malgré les intempéries, deux jeunes villageois ont décidé de se rendre sur les lieux afin de vérifier les informations qui circulaient.

Au cours de leur déplacement, ils auraient croisé le suspect présumé, armé d’une machette tachée de sang. Selon plusieurs témoignages, ce dernier leur aurait affirmé que des criminels ultérieurs d’agresser une autre femme, appartenant à la communauté Lobi. Une déclaration qui se révélera par la suite être une manœuvre de détournement destinée à éloigner les soupçons.

La victime était décapitée
Poursuivant leurs recherches, les deux jeunes ont finalement découvert le corps sans vie d’Aman Zibla Thérèse. La victime était décapitée. En revanche, aucune trace de la prétendue seconde agression évoquée par le suspect n’a été constatée sur les lieux.

Aussitôt alertées, les forces de gendarmerie ont engagé des recherches dans les villages environnants. Ces investigations ont permis l’interpellation du suspect aux environs de 2 heures du matin à Bénéné, une localité voisine.

L’homme aurait reconnu être l’auteur de ce meurtre lors de son interrogatoire
Selon des informations, l’homme aurait reconnu être l’auteur de ce meurtre lors de son interrogatoire. Plus troublant encore, il aurait également avoué son implication dans la décapitation d’un orpailleur clandestin burkinabè survenue le mercredi 3 juin 2026 à Brou-Akpaoussou.

Le suspect aurait en outre déclaré avoir agressé une autre personne sur l’axe dépendant de Bénéné à Brou-Akpaoussou. Cette victime aurait survécu malgré une grave blessure à l’oreille infligée lors de l’attaque. Selon les aveux rapportés, cette personne serait la seule à avoir échappé à ses assauts meurtriers.

Le suspect est resté très évasif
Quant aux motivations de ces actes particulièrement barbares, elles subsistent pour l’heure difficile à établir. Interrogé par les enquêteurs, le suspect serait resté très évasif. Il aurait simplement évoqué un différend avec la victime, affirmant que celle-ci l’aurait accusé d’avoir violé sa fillette. Une version qui suscite de nombreuses interrogations dans le village, plusieurs habitants rappelant que la septuagénaire ne possédait pas de jeune enfant mais uniquement des filles adultes.

Des témoins indiquent également que le suspect avait déjà effectué des travaux champêtres pour la victime dans le passé, ce qui rend l’affaire encore plus incompréhensible pour les proches de la défunte.

Entre tristesse, colère et incompréhension, les populations peinent à comprendre les raisons de cette succession de crimes qui frappent la région du Moronou depuis plusieurs jours
À Yobouessou, l’émotion est vive. Entre tristesse, colère et incompréhension, les populations peinent à comprendre les raisons de cette succession de crimes qui frappent la région du Moronou depuis plusieurs jours.

Les autorités judiciaires et sécuritaires poursuivent leurs enquêtes afin de déterminer avec précision les circonstances de ces différentes affaires et d’établir les éventuelles conséquences du suspect. Placé en garde à vue, ce dernier reste à la disposition des enquêteurs de la gendarmerie de Bongouanou.

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