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Côte d’Ivoire-Ghana: Vers la création d’un parc agro-industriel conjoint

L’intégration africaine prend racine… dans les champs ! Côte d’Ivoire et Ghana s’apprêtent à lancer un parc agro-industriel transfrontalier. L’initiative, pilotée par la Commission de l’Union Africaine (CUA), la CEDEAO et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), vise à transformer les frontières en moteurs économiques. Un laboratoire grandeur nature pour concrétiser la Zone de libre-échange africaine.

Cacao et riz : l’or des champs
Le duo cacao‑riz n’a pas été choisi par hasard.

Côte d’Ivoire et Ghana produisent 60 % du cacao mondial, mais ne transforment que 20 % de la production.

Le reste quitte le continent, bradé aux marchés étrangers. Le chocolat mondial pèse 130 milliards de dollars par an soit environ 85 274 milliards FCFA.

Les producteurs africains n’en captent que 15 milliards ( environ 9 839 milliards FCFA)/

Le riz révèle une autre urgence.

La Côte d’Ivoire importe 40 % de sa consommation, le Ghana 60 %.

Ces importations coûtent plus de 1,5 milliard de dollars par an ( environ 984 milliards FCFA ).

Pourtant, la sous-région dispose de plaines fertiles et de bassins hydrographiques capables de nourrir la population.

Un projet qui crée valeur et emplois
Abidjan et Accra visent un pôle cacao‑riz transfrontalier.

En effet, l’objectif est la transformation locale, l’emploi et la richesse sur place.

Inspiré de la coopération Zambie‑Zimbabwe, le projet prévoit infrastructures modernes, normes harmonisées et aussi, des financements adaptés.

« Nos frontières doivent devenir des passerelles. Le Made in Africa doit se déployer partout », insiste Janet Edeme, de la CUA.

Autonomie économique et intégration réelle
Ainsi, derrière l’agriculture se joue une bataille stratégique : réduire la dépendance aux importations et bâtir la souveraineté économique.

La ZLECAf, trop souvent critiquée pour sa lenteur, trouve ici une application concrète.

« Nous soutenons la ZLECAf avec des outils comme les certificats d’origine électronique », précise Zonon Abdoulaye, de la CEDEAO.

Pour la CEA, le message est limpide : pas d’intégration africaine sans création de valeur locale. Joan Kagwamja résume : « Le marché unique africain doit reposer sur des chaînes de valeur solides. »

En somme, avec ce parc, Côte d’Ivoire et Ghana transforment enfin le rêve africain en réalité palpable : prospérité, emplois et sécurité alimentaire au cœur de l’Afrique de demain.

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