Réunion à Misrata entre le Premier ministre Abdelhamid Dbeibeh et des universitaires, sur fond d’impasse politique et de recherche de stabilité institutionnelle, concernant l’état civile et le processus électoral.
Le chef du gouvernement libyen, Abdelhamid Dbeibeh, a rencontré samedi le Conseil scientifique de l’Université de Misrata ainsi que des enseignants de la faculté de droit, selon un communiqué de son bureau médiatique, dans le cadre d’un suivi des dossiers nationaux et académiques.
Les échanges ont porté en priorité sur les derniers développements politiques dans un pays toujours engagé dans une phase transitoire prolongée, marquée par l’absence d’échéances électorales définitives.
Prolongeant cette discussion, les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer le processus politique en adoptant des lois électorales «claires et applicables», condition jugée indispensable à l’organisation de scrutins transparents.
Une telle avancée est présentée comme un levier direct pour restaurer la confiance du public dans les institutions et consolider la stabilité politique, encore fragilisée par les divisions internes.
Dans ce prolongement, Abdelhamid Dbeibeh a réaffirmé «l’engagement du gouvernement envers les constantes nationales» ainsi que son soutien «à toutes les voies menant à la consolidation d’un État civil», d’après ses déclarations relayées par ses services. Cette position s’inscrit dans une stratégie visant à préserver les acquis nationaux et à renforcer les institutions de l’État sur des bases juridiques et constitutionnelles solides, élément central pour sortir durablement de la transition.
Parallèlement aux enjeux politiques, la réunion a abordé la situation du secteur de l’enseignement supérieur, identifié comme un pilier de la réforme institutionnelle. Les facultés de droit ont été mises en avant pour leur rôle dans l’élaboration de l’environnement législatif et la formation de profils juridiques qualifiés, en adéquation avec les besoins actuels de l’État libyen.
Dans la continuité de ces échanges, universitaires et responsables gouvernementaux ont souligné l’importance des institutions académiques dans la production d’analyses juridiques et de solutions objectives.
Cette contribution est perçue comme un appui structurant à la prise de décision publique, dans un contexte où l’expertise nationale apparaît déterminante pour orienter les réformes et soutenir une trajectoire de stabilisation durable.



