Le Partenership for African social and governance research (Pasgr) a organisé un atelier le mardi 16 septembre 2025 à l’hôtel La rose blanche, à Abidjan-Cocody Angré en vue de lancer un programme dédié à la recherche de solutions relatives à l’employabilité des jeunes.
Les voies de la résilience et du changement systémique pour la jeunesse africaine (AYPRes) est le programme lancé par le Partenership for African social and governance research (Pasgr) en Côte d’Ivoire. Déployé dans 10 pays africains, Ce programme AYPRes aura cours jusqu’en 2027.
Les objectifs de l’atelier
Et l’atelier qui a servi de prétexte pour le lancement de ce programme a permis de discuter sur ses objectifs. Principale chercheure du programme AYPRes en Côte d’Ivoire, Dr Helena Abozan, a expliqué « C’est un programme qui cherche à comprendre comment est-ce que les jeunes développent leur résilience dans un contexte régional bouleversé par tant de crises ».
Tout est parti d’un constat. « On a constaté qu’en Afrique, en particulier en Côte d’Ivoire, la jeunesse constitue une grande frange de la population. Mais malheureusement, en matière de politique d’emploi, il y a une véritable difficulté à pouvoir insérer les jeunes », a indiqué Dr Helena Abozan.
Elle a fait savoir qu’après ce lancement, il sera question de procéder à la phase de déploiement du programme sur le terrain et dans toutes les régions de Côte d’Ivoire. Il faut aussi noter que les représentants des ministères, départements et agences du gouvernement ivoirien, du secteur privé, des syndicats, ainsi que des jeunes, des femmes et d’autres acteurs de la société civile ont également échangé sur la recherche et la méthodologie de l’étude prévue en Côte d’Ivoire.
La résilience à l’ère de la digitalisation
En charge du programme de Pasgr pour AYPRes, Mary Anne Aluoch, a évoqué la nécessité de considérer certaines notions comme digitalisation dans cette étude. « En Afrique francophone, il s’agit du Bénin, du Togo, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Nous travaillons également au Ghana, au Nigeria, au Kenya, en Ouganda, en Éthiopie et au Rwanda. L’objectif est de comprendre les voies de la résilience des jeunes dans un monde du travail bouleversé par la digitalisation et l’intelligence artificielle. Il s’agit aussi de partager les expériences entre pays et de renforcer les jeunes chercheurs. », a-t-elle souligné. Elle n’a pas manqué de noter que ce programme est financé par la Fondation MasterCard.
La vision du Pasgr
Dr Sam Oando, manager du Pasgr, a, lui, présenté sa structure qui travaille essentiellement sur la recherche et le renforcement des capacités. Il a aussi mentionné les 4 piliers de la stratégie du Pasgr et la vision du programme pour les jeunes africains qui ont « moins de 35 ans ».
« Notre vision est de promouvoir une communauté de pratiques vivantes en Afrique, afin d’éclairer les politiques publiques. La recherche ne doit pas rester théorique : elle doit être intégrée dans les décisions politiques et produire des changements concrets. » a-t-il dit.



