04222026Headline:

Un cyberactiviste condamné à 12 mois de prison ferme pour harcèlement en ligne envers la chanteuse Josey

Koudou Aimé Antoine, connu sous le pseudonyme Shama, a été condamné à 12 mois de prison ferme et à une amende de 5 millions de FCFA pour harcèlement en ligne à l’encontre de la chanteuse ivoirienne Josey, de son vrai nom Priscille Josée Gnakrou.

Le verdict a été prononcé le lundi 22 septembre 2025 au tribunal d’Abidjan-Plateau, en présence de plusieurs médias dont Fratmat.info.

Condamné pour harcèlement
Selon la plainte déposée par l’artiste, le jeune homme de 26 ans la harcelait sur les réseaux sociaux depuis trois ans, à travers des propos injurieux et dégradants. Josey affirme même être victime de harcèlement en ligne depuis neuf ans, mais que les attaques les plus virulentes provenaient de cet individu, qui s’acharnait régulièrement sur elle.

« Il me chosifiait, ternissait mon image, me traumatisait et avait un impact négatif sur ma vie et mon entourage », a-t-elle déclaré à la barre.

Les preuves
Les preuves présentées au tribunal comprenaient des captures de publications et de vidéos dans lesquelles Shama tenait des propos particulièrement violents, tels que :

« Votre artiste avec sa grosse tête de Caterpillar… Roselyne a sorti Loulou, votre truc a sorti Le monde est à nous… Elle a copié notre reine du micro… son disque d’or était en carton… Elle obtient ses victoires grâce à ses relations intimes… »

Josey affirme que ces attaques venaient du fait que Shama cherchait à défendre et promouvoir une autre artiste ivoirienne, Roselyne Layo, souvent présentée comme sa rivale sur la scène musicale locale.

De son côté, Shama a tenté de se défendre en expliquant qu’il ne visait pas directement Josey, mais répondait aux fans de cette dernière, qu’il accusait de s’en prendre à Roselyne Layo. Étudiant en cinéma, il a reconnu faire activement la promotion de cette artiste, mais a nié toute intention malveillante directe envers Josey.

Malgré sa défense, le tribunal l’a reconnu coupable d’expressions outrageantes, d’injures et de propos méprisants ne comportant pas nécessairement l’imputation de faits précis, mais suffisamment graves pour constituer une atteinte à la dignité de la plaignante.

À l’annonce du verdict, Shama, visiblement sous le choc, s’est effondré en pleine audience. Il a dû être évacué par les forces de l’ordre, sur demande des juges.

 

 

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