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Malawi : Des partisans de Chakwera dénoncent les premiers résultats électoraux

À Lilongwe, capitale du Malawi, la tension monte depuis l’annonce des premiers résultats des élections générales tenues mardi dernier. Des milliers de partisans du président sortant Lazarus Chakwera ont manifesté dans les rues, dénonçant les résultats qui placent l’ancien chef d’État Arthur Peter Mutharika en tête.

Les sympathisants du Parti du Congrès du Malawi (MCP), vêtus aux couleurs de leur formation, ont envahi plusieurs artères de la capitale ce lundi 22 septembre. Ils ont surtout ciblé la présidente de la Commission électorale indépendante, Annabel Mtalimanja, qu’ils accusent de partialité et de mauvaise gestion du processus. Les rues ont été bloquées par ces manifestants déterminés à faire entendre leur voix, clamant qu’ils poursuivront les protestations « jusqu’à ce que justice soit faite ». Le climat dans la ville s’est fortement tendu.

La contestation électorale
Au cœur de ces revendications, la Commission électorale doit publier les résultats officiels d’ici mercredi, délai prévu par la constitution malawienne. Cette échéance suscite une pression importante tant de la part des partis politiques que de la population. Le retard, conjugué aux accusations de fraude lancées par des cadres du MCP, nourrit une ambiance d’incertitude et d’inquiétude sur le déroulement final des scrutins. Le parti de Chakwera affirme que le vote a été entaché d’irrégularités massives, appelant à la transparence et à un examen approfondi des résultats.

Selon les résultats partiels publiés lundi suite à l’élection présidentielle de mardi dernier au Malawi, l’ancien président Peter Mutharika (Parti démocratique progressiste) caracole en tête avec environ 68% des voix, après le dépouillement dans 24 des 36 circonscriptions. Le président sortant, Lazarus Chakwera, 70 ans, du Parti du congrès du Malawi, n’arrive qu’en deuxième position avec un peu plus de 20% des suffrages. Cette situation est un revirement de l’histoire récente : en 2019, M. Mutharika avait vu sa victoire annulée par la justice pour irrégularités, permettant à M. Chakwera de remporter le scrutin de 2020.

Le mandat de ce dernier a été marqué par de graves difficultés économiques, avec une inflation dépassant 27%, une flambée du coût de la vie, et des pénuries de carburant et de nourriture, dans un pays majoritairement rural et très pauvre. Au total, 17 candidats briguait la présidence.
Pour l’emporter dès le premier tour, un candidat doit obtenir plus de 50% des voix, sans quoi un second tour sera organisé. Les électeurs ont également choisi leurs députés et représentants locaux, lors d’un scrutin dominé par les préoccupations économiques. L’attente des résultats définitifs, qui dure depuis près d’une semaine, génère une impatience croissante. La Commission électorale maintient qu’elle ne cédera pas à la pression et n’annoncera les résultats qu’après l’achèvement complet du processus de dépouillement.

 

 

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