Ce « shutdown » est provoqué par le refus des démocrates de voter le budget provisoire. Ils exigeaient que les républicains reviennent sur des coupes d’assurances santé pour les plus démunis et pour prolonger un élargissement de l’Obamacare. Les deux camps s’accusent mutuellement de la situation du pays. À Atlanta, dans le sud-est du pays, les électeurs de gauche sont partagés sur la responsabilité de leur camp.
Aux États-Unis, l’administration est mise sur pause, seuls certains services jugés essentiels continuent de fonctionner. Mais si cela continue, des fonctionnaires ne seront pas payés. La plupart des services publics sont à l’arrêt.
En cet après-midi ensoleillé, Gene profite de sa balade pour prier pour l’état du pays. Ce fervent démocrate depuis toujours se réjouit que son parti tienne tête aux républicains pour l’assurance santé, malgré les conséquences du « shutdown ». « Si les démocrates avaient continué à permettre aux républicains de faire ce qu’ils font avec toutes leurs coupes, ils deviendraient aussi responsables de cela. Ils doivent donc monter au créneau. Cela va faire mal, mais nous ne pouvons pas laisser les républicains s’en tirer avec ces terribles coupes », estime-t-il.
« Cela concerne la vie de certaines personnes »
Kat, une démocrate, reproche aux deux partis de mettre en avant leurs intérêts politiques au-dessus de ceux de la population. « Personne n’est en train de gagner. On s’en fiche si ce sont les démocrates qui gagnent ou les républicains. Cela concerne la vie de certaines personnes », argue-t-elle.
Assis sur un banc, Justin, lui, regrette ce « shutdown » mais n’est pas surpris d’en arriver là. « Nous voyons tout le temps aux informations tout ce chaos qui arrive dans ce pays, comme les fusillades de masse. Au bout d’un moment, nous ne sommes plus aussi sensibles à ce qu’il se passe », regrette-t-il.
Si cette paralysie de l’administration continue, Donald Trump a menacé de renvoyer certains fonctionnaires et de mettre fin à des programmes publics chers aux démocrates.



