L’amour sur les réseaux sociaux devient intriguant : toutes les relations amoureuses en ligne ont presqu’une fin digne d’un film hollywoodien. A Abidjan, un jeune homme en colère menace de publier les vidéos intimes de son ex-petite amie après leur rupture.
Après une relation amoureuse « presque parfaite » entre une jeune fille aux initiales N.C.C. et un jeune homme appelé C.I, c’est la guerre. Comme le dit l’adage, « après l’amour, c’est la guerre » entre NCC et son ex-compagnon C.I. Après la rupture, c’était difficile pour le jeune homme C.I. Selon la PLCC, la seule arme qui lui restait, c’était le harcèlement de son ex-petite amie, avec des vidéos intimes filmées en cachette.
Menace de publier des vidéos intimes prises en cachette
Selon les informations recueillies, tout commence après une rupture difficile. La relation entre N.C.C. et son ex-compagnon C.I. se termine, mais ce dernier refuse d’accepter la séparation. Rapidement, la situation bascule vers le chantage : C.I. contacte son ex-petite amie et lui annonce qu’il détient des vidéos enregistrées sans son consentement. Il menace ensuite de les mettre en ligne.
L’homme est finalement interpellé. Face aux agents de la PLCC, il reconnaît les faits.
Face au choc et à la peur, N.C.C. décide de ne pas se taire. Elle se rend à la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC), structure technique de l’ANSSI, pour demander de l’aide. Les enquêteurs prennent la plainte très au sérieux. Ils analysent les preuves, identifient rapidement l’auteur des menaces et enclenchent une procédure urgente pour le localiser. L’homme est finalement interpellé. Face aux agents de la PLCC, il reconnaît les faits. Il évoque la colère, la déception, la frustration. Mais pour les enquêteurs, ces justifications ne changent rien : la loi a été violée.
La loi ivoirienne protège les victimes de cyberharcèlement
Après son interpellation, C.I. est présenté devant les autorités judiciaires compétentes. Il est poursuivi pour enregistrement illégal de contenus à caractère intime, menaces de diffusion et cyberharcèlement, conformément à la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire. Cette affaire illustre parfaitement la fermeté des autorités face aux violences numériques. Les enquêteurs rappellent que filmer quelqu’un à son insu, le menacer ou diffuser du contenu privé constitue un délit grave, puni par la loi.
Les victimes, elles, sont encouragées à saisir immédiatement la PLCC ou les forces de l’ordre dès les premières menaces. Pour la PLCC, chaque cas compte. Les équipes réaffirment leur engagement à protéger les citoyens contre toute forme de chantage ou d’atteinte à la dignité sur internet. Cette affaire rappelle, enfin, que la sécurité numérique doit rester une priorité, autant dans les relations amoureuses que dans la vie quotidienne.
En pleine campagne électorale en Côte d’Ivoire, la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) a interpellé une jeune fille pour chantage et détention de vidéos intimes.



