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Droits de l’homme : Le CNDH célèbre la journée de la CEDEAO sous le sceau du droit à la santé

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a célébré, ce 16 janvier, la Journée des droits de l’homme de la CEDEAO, une commémoration instituée par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette journée a été instituée le 17 décembre 2016 à Abuja (Nigéria), à l’issue de la 50ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue sous la présidence de Son Excellence Madame Ellen Johnson-Sirleaf. Elle vise à promouvoir les droits de l’homme et la gouvernance participative au sein de l’espace communautaire, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes.

Le CNDH et la CEDEAO entendent renforcer la sensibilisation et la mobilisation des acteurs publics, de la société civile,
Le CNDH et la CEDEAO entendent renforcer la sensibilisation et la mobilisation des acteurs publics, de la société civile,

La date du 16 janvier revêt une forte portée symbolique dans la sous-région. Elle commémore en effet la prise de fonction, le 16 janvier 2006, d’Ellen Johnson-Sirleaf, Présidente de la République du Liberia, devenue la première femme Chef d’État en Afrique. À travers l’institution de cette journée, l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO a voulu réaffirmer solennellement son attachement à la promotion et à la protection des droits humains.

Pour l’édition 2026, le thème retenu est : « Promouvoir le droit à l’éducation à la santé et l’opportunité de profiter des pratiques de santé culturelles autochtones ».

Selon Mme Namizata Sangaré, présidente du CNDH, ce thème invite à porter un regard renouvelé sur le droit à la santé, non seulement en tant que droit fondamental consacré par les textes nationaux, régionaux et internationaux, mais aussi comme un droit indissociable de l’accès à une éducation de qualité, inclusive et adaptée aux réalités locales.

Dans un contexte marqué par des défis sanitaires persistants, des inégalités d’accès aux soins et des vulnérabilités touchant certaines franges de la population, Mme Sangaré a rappelé que le droit à la santé ne se limite pas à la prise en charge de la maladie. Il englobe également la prévention, l’information, la sensibilisation aux modes de vie sains et le respect de la dignité humaine.

Le thème de cette année met aussi en exergue l’importance des pratiques de santé culturelles autochtones, qui constituent pour de nombreuses communautés un premier recours en matière de soins. Leur reconnaissance, leur encadrement et leur valorisation, dans le respect des droits de l’homme, de l’éthique et de la science, contribuent à la construction de systèmes de santé plus inclusifs, accessibles et respectueux des cultures.

À travers cette célébration, le CNDH et la CEDEAO entendent renforcer la sensibilisation et la mobilisation des acteurs publics, de la société civile, ainsi que des femmes et des jeunes autour des enjeux liés aux droits de l’homme.

Il convient de rappeler que, dans le cadre de la protection des biens et des personnes et afin de garantir la libre circulation au sein de son espace d’intégration, la CEDEAO a adopté de nombreux textes juridiques relatifs à la promotion et à la protection des droits de l’homme. Ces instruments couvrent l’ensemble des catégories de droits, notamment les droits civils et politiques, les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, ainsi que les droits de solidarité et catégoriels. Un document de référence y afférent a été largement distribué au cours de la cérémonie.

 

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