Pour secourir les sinistrés, le HCR et le PAM demandent une aide urgente pour faire face à la crise humanitaire causée par les inondations. Car le Mozambique fait face à une crise humanitaire majeure après une série d’inondations dévastatrices.
Les Nations unies ont lancé un appel à la solidarité internationale le vendredi 30 Janvier 2026, soulignant des conditions de vie très difficiles pour les déplacés et un besoin urgent de financement. Depuis le 1er octobre, le bilan est lourd : près de 140 morts et environ 400 000 personnes contraintes de fuir leur domicile.
Une situation critique dans les centres d’hébergement
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), environ 100 000 sinistrés ont trouvé refuge dans une centaine de centres d’hébergement temporaire. Ces abris, souvent aménagés dans des écoles ou des bâtiments publics, sont confrontés à un grave problème de surpeuplement. « Le surpeuplement dans ces centres est grave », a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué. Les conditions de vie y sont précaires, en particulier dans les zones reculées. De nombreux sites manquent d’intimité, d’un éclairage suffisant et de services de base, ce qui crée un environnement dangereux, surtout pour les personnes les plus vulnérables. Le HCR a précisé que les femmes et les filles étaient exposées à un risque accru de violences, d’exploitation et d’abus. Les personnes âgées et celles en situation de handicap rencontrent aussi des difficultés pour accéder à l’aide humanitaire dans des lieux qui ne sont pas adaptés à leurs besoins.
Le HCR a précisé que les femmes et les filles étaient exposées à un risque accru de violences, d’exploitation et d’abus.
Pour répondre à cette crise, les agences des Nations unies ont un besoin pressant de fonds. Le HCR a lancé un appel de 38,2 millions de dollars pour ses opérations au Mozambique en 2026. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a déclaré avoir un besoin urgent de 32 millions de dollars pour les trois prochains mois seulement. Ces fonds sont indispensables pour maintenir et intensifier les opérations, qui visent à atteindre plus de 450 000 personnes. « Cette crise souligne la vulnérabilité du Mozambique », a déclaré le HCR. L’agence met en garde contre la possibilité de nouveaux déplacements de population, car des pluies persistantes sont encore prévues et les risques d’inondation restent élevés. « Un soutien international urgent est essentiel pour renforcer l’aide vitale et les services de protection », a-t-elle ajouté.
Un accès humanitaire compliqué par les dégâts aux infrastructures
La catastrophe ne se limite pas aux centres d’hébergement. De nombreuses personnes restent bloquées dans les zones les plus touchées, isolées par les eaux. Les routes d’accès sont toujours submergées et plusieurs ponts ont été emportés par les crues, compliquant considérablement le travail des secours et la distribution de l’aide. Cette situation rappelle la forte exposition du Mozambique aux aléas climatiques. Le pays, situé en Afrique australe, est régulièrement frappé par des cyclones et des inondations, qui mettent à rude épreuve sa capacité de résilience et ses infrastructures. Alors que la communauté humanitaire tente de s’organiser, l’ampleur des besoins dépasse les ressources actuellement disponibles. L’appel des Nations unies vise à mobiliser la solidarité internationale pour éviter une détérioration plus grave de la situation. Les prochaines semaines seront cruciales pour des centaines de milliers de Mozambicains qui dépendent entièrement de cette aide extérieure pour leur survie et leur protection. La réponse des donateurs internationaux déterminera la capacité à fournir une assistance rapide et efficace dans un contexte où les besoins ne cessent de croître.




