Depuis le 6 février 2026, 14 athlètes africains sont du côté Milan-Cortina, en Italie, pour prendre part aux 15ᵉ Jeux Olympiques d’hiver. Les compétitions, qui se déroulent jusqu’au 22 février, réunissent près de 2 900 sportifs issus de 90 pays, selon des informations rapportées par Sport News Africa.
Une présence africaine encore modeste, mais en progression.
La participation de 14 athlètes africains à cette édition, illustre la volonté du continent de s’affirmer davantage dans des disciplines traditionnellement dominées par les nations européennes et nord-américaines.
Ces représentants proviennent de huit pays, que sont l’Afrique du Sud, Madagascar, le Maroc, le Kenya, le Bénin, la Guinée-Bissau, l’Érythrée et le Nigeria, avec une domination de l’Afrique du Sud qui enregistre cinq athlètes.
Les athlètes africains dans 3 catégories de Ski
En ski alpin, plusieurs jeunes talents porteront les espoirs du continent, notamment les Sud-Africains Lara Markthaler (18 ans) et Thomas Weir (17 ans).
Madagascar comptera sur l’expérience de Mialitiana Clerc (24 ans), déjà à sa troisième participation, ainsi que sur Mathieu Gravier, engagé pour la deuxième fois.
Le Maroc sera représenté par Pietro Tranchina (22 ans), qui a changé de nationalité sportive en juin 2025, tandis que la Kényane Issa Laborde (18 ans) fera figure d’unique représentante de son pays.
En ski freestyle, discipline mêlant vitesse, virages techniques et figures aériennes, le Sud-Africain Malica Malherbe (21 ans) sera le seul Africain en lice.
Même configuration en skeleton, où Nicole Burger (31 ans), ancienne joueuse de rugby sud-africaine reconvertie, défendra seule les couleurs du continent.
Le ski de fond comptera également une présence africaine notable avec le Marocain Abderrahim Kemmissa, à l’occasion de sa huitième participation aux Jeux d’hiver.
Il sera accompagné du Sud-Africain Matthew Smith et du Nigérian Samuel Ikpefan (33 ans).
Participation africaine progressive
La mobilisation africaine à Milan-Cortina marque une progression par rapport à l’édition 2022 de Pékin, qui n’avait enregistré que six athlètes issus de cinq nations.
Bien que la majorité de ces sportifs soient nés hors du continent, ils ambitionnent de hisser l’Afrique dans l’univers exigeant des sports de neige et d’inspirer une nouvelle génération.
Selon la même source, huit d’entre eux ont bénéficié d’une bourse de la Solidarité olympique du Comité international olympique (CIO), couvrant les frais d’entraînement, d’équipement et de déplacement.
Un soutien déterminant pour des disciplines nécessitant des infrastructures souvent inexistantes en Afrique.
Au-delà des résultats, leur présence symbolise l’élargissement du mouvement olympique et la diversification des ambitions sportives africaines, désormais prêtes à se mesurer aux meilleures nations, même sur la glace et la neige.



