Le président ougandais Yoweri Museveni, a 81 ans, a prêté serment le mardi 12 mai 2026 à Kampala pour un septième mandat présidentiel de cinq ans. Au pouvoir depuis 1986, il prolonge ainsi un règne de près de quatre décennies, sous le regard de dignitaires étrangers venus assister à la cérémonie.
Réélu en janvier avec 71,65 % des voix selon les résultats officiels, Museveni consolide son pouvoir pour cinq années supplémentaires sur l’Ouganda, malgré les contestations de l’opposition menée par Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine.
Quarante années de pouvoir et Une victoire électorale contestée par l’opposition
Depuis son arrivée au pouvoir par les armes en 1986, Museveni s’est imposé comme l’un des dirigeants les plus durables du continent africain. Son septième mandat le projette vers près d’un demi-siècle de règne, une longévité qui suscite autant d’admiration pour la stabilité qu’il incarne que de critiques sur l’absence d’alternance démocratique. Le scrutin présidentiel de janvier 2026 a opposé Museveni à sept candidats, dont Bobi Wine, figure de la jeunesse urbaine et des classes populaires. Malgré une campagne marquée par des restrictions et des arrestations, Museveni a été déclaré vainqueur avec plus de 71 % des suffrages, sur un corps électoral de 21,6 millions d’inscrits. L’opposition continue de dénoncer des irrégularités et réclame davantage de transparence. La prestation de serment, organisée à Kampala, a réuni plusieurs chefs d’État et représentants étrangers, signe de l’importance géopolitique de l’Ouganda en Afrique de l’Est. Avec ses 45 millions d’habitants, le pays reste un acteur clé dans les questions de sécurité régionale, notamment face aux menaces terroristes et aux tensions frontalières. « Ce mandat est une nouvelle étape pour consolider la stabilité et poursuivre le développement de notre nation », a déclaré le président Yoweri Museveni lors de son discours inaugural.
Yoweri Museveni inscrit son nom dans l’histoire politique africaine comme l’un des dirigeants les plus durables en s’assurant un septième mandat. l’Ouganda pourra-t-il concilier continuité politique et aspiration au changement, où la jeunesse réclame davantage de liberté et de renouvellement démocratique ? Derrière la solennité de la cérémonie, telle sont les interrogations qui persistent dans l’esprit de chacun. Le président ougandais Yoweri Museveni, réélu en janvier 2026, a présenté un programme axé sur la création de richesses et l’éradication de la pauvreté, en promettant de soutenir les agriculteurs, industriels et investisseurs à travers la Banque de développement d’Ouganda. Il s’engage à garantir la gratuité de l’enseignement public, à améliorer l’accès aux soins et aux médicaments dans les hôpitaux, et à renforcer le contrôle administratif pour assurer la qualité des services. Sur le plan économique, son mandat marque le lancement de la production pétrolière, censée accroître les recettes nationales et financer les projets sociaux. Enfin, Museveni place la lutte contre la corruption et la préservation de la paix et de l’unité nationale au cœur de ses priorités, en appelant l’opposition et la population à éviter toute violence électorale et ingérence étrangère.




