
Le créateur de contenu Mohamed Sayegh , plus connu sous le nom de Momo Sayegh, a procédé, vendredi 13 février 2026, à la dédicace de son premier ouvrage intitulé “Mes vies dans ma vie”. La cérémonie, organisée à la FNAC Cap Sud, se poursuit sur deux jours, et offre au public un moment d’échange direct avec l’auteur.
Auto-édité, Mes vies dans ma vie s’impose comme un témoignage intime et engagé. Né « du silence, des blessures et d’un long travail intérieur », selon son auteur, l’ouvrage se présente comme une traversée personnelle.
Une traversée personnelle
« Le jour où j’ai compris que garder le silence me faisait plus de mal que les blessures elles-mêmes, j’ai su qu’il fallait écrire », confie-t-il. Pour Mohamed Sayegh, l’écriture n’a pas d’abord été un acte artistique, mais « un acte de survie ». Mettre des sur l’indicible, revisiter certaines périodes douloureuses et affronter ses propres failles ont constitué les étapes les plus éprouvantes du processus. « Écrire ce livre, ce n’était pas seulement raconter. C’était revivre », explique-t-il, décrivant le passage « du silence à l’encre » comme un cheminement vers l’acceptation et la transmission.
À la frontière entre autobiographie assumée et témoignage introspectif, l’ouvrage explore des thématiques encore sensibles dans la société ivoirienne : dépression, harcèlement, rejet, doute, quête d’identité et vulnérabilité masculine. « Le silence protège, mais il étouffe aussi », insiste l’auteur, convaincu que parler constitue déjà un premier pas vers la guérison.
Nous ne sommes pas nos blessures. Nous sommes nos décisions
Au-delà du récit personnel, Mes vies dans ma vie porte un message universel de résilience. « Nous ne sommes pas nos blessures. Nous sommes nos décisions », affirme-t-il, invitant chacun à transformer les épreuves en leviers de croissance. Loin d’un simple témoignage, le livre se veut un miroir pour les jeunes en quête de repères, les adultes en reconstruction et toute personne confrontée au doute.
Né à Abidjan dans une famille aux origines métissées, Mohamed Sayegh s’est imposé comme une figure singulière du paysage culturel ivoirien. Event Planner, créateur de contenu mode et lifestyle et entrepreneur digital, il fédère plus de 145 000 abonnés sur Instagram et 750 000 sur TikTok. À travers ses plateformes, il sensibilise déjà aux questions de harcèlement, de racisme et d’estime de soi.
Dans une démarche solidaire, l’auteur prévoit de reverser 40 % des revenus issus de la vente du livre à une structure œuvrant pour la santé mentale des enfants. Une manière d’inscrire son projet littéraire dans une dynamique à la fois personnelle et engagée.



