Huit membres présumés d’un réseau spécialisé dans le vol et la revente de motos ont été interpellés par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) d’Aboisso, suite à plusieurs larcins survenus dans la nuit du 12 au 13 février 2026. L’opération, menée dans le cadre d’Épervier 11, a permis la saisie de sept motocyclettes, un ordinateur et de nombreux documents de Douane falsifiés, tandis que les victimes ont pu identifier formellement leurs engins.
La traque aura été rapide et méthodique. Quelques heures après le vol de deux tricycles et deux motos, la BRI d’Aboisso a déployé ses moyens par des patrouilles motorisées, recoupements d’informations et enquêtes discrètes. Ces diligences ont conduit à l’arrestation de huit individus présumés membres d’un réseau organisé spécialisé dans le vol et la revente d’engins à deux roues.
Un réseau bien structuré, du vol à la falsification de documents
Les investigations ont débuté avec l’arrestation d’un premier suspect, surnommé “Nakata”, âgé de 28 ans et sans emploi. Ses aveux ont permis de retracer l’ampleur du réseau et de mettre en lumière ses différentes ramifications.
« On savait que notre quartier était touché par des vols, mais voir des documents falsifiés circuler, ça dépasse l’entendement »
Les enquêteurs ont découvert qu’un autre membre, K I, détenait deux motos volées et plusieurs documents de dédouanement falsifiés, révélant ainsi une organisation bien rodée qui visant à légaliser illégalement les engins volés pour les revendre. « On savait que notre quartier était touché par des vols, mais voir des documents falsifiés circuler, ça dépasse l’entendement », expliquait le commandant de la BRI d’Aboisso. Les témoignages et recoupements ont permis d’identifier d’autres complices et clients, qui ont confirmé que le réseau n’agissait pas de manière isolée, mais avec une structure et des rôles bien définis.
La deuxième phase de l’enquête a conduit les agents jusqu’à E C, le faussaire du groupe, spécialisé dans la fabrication de faux documents administratifs, et capable de produire des centaines de papiers destinés à faciliter la revente illégale des motos. Enfin, le chef présumé du réseau, O D alias “Djakiss”, a été interpellé à Koumi, vers 17h, avec deux autres motocyclettes volées. Au total, huit hommes ont été arrêtés, tandis que sept motos, un ordinateur et de nombreux faux documents ont été saisis. Les victimes ont ainsi pu récupérer leurs engins, et les suspects devront désormais répondre de leurs actes devant le parquet et mettre fin à un réseau qui opérait dans l’ombre depuis plusieurs mois.



