05012026Headline:

Frappes sur l’Iran/ Le gouvernement sud-africain réagi de façon mesurée, appelant tous les acteurs à l’apaisement

 

Après l’attaque lancée par les États-Unis et Israël samedi matin sur l’Iran, et le risque d’embrasement de la région, le continent africain fait également entendre sa voix. Malgré les liens qui l’unissent avec Téhéran, son partenaire des Brics, le gouvernement sud-africain a réagi de façon mesurée, appelant tous les acteurs à l’apaisement.

Le président Cyril Ramaphosa a exprimé, dans un communiqué, sa « profonde inquiétude » quant à l’escalade des tensions dans la région, et appelle, à l’image d’autres de ses homologues, « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue ». Comme à son habitude, le gouvernement sud-africain souhaite que soit privilégiée la voie diplomatique, réitérant que la nation arc-en-ciel est elle-même par le passé sortie d’un conflit grâce au dialogue.

La présidence rappelle de plus que la légitime défense ne peut s’exercer de manière anticipée, selon le droit international.

Les Combattants pour la liberté économique (EFF) de Julius Malema ont eux réagi très différemment : le ton est là beaucoup plus véhément, puisque la formation de gauche radicale martèle que l’Iran « a le droit de se défendre » et dénonce une alliance Washington-Tel Aviv « résolument déterminée à défendre les intérêts israéliens dans toute la région, quel qu’en soit le coût humain ».

Des réactions dans tout le continent
Ailleurs sur le continent africain, les réactions pleuvent depuis hier et les bombardements américains et israéliens sur le sol iranien. Téhéran, dans sa riposte, a envoyé des salves de missiles en Israël, mais également sur des bases localisées dans d’autres pays du Moyen-Orient. Alors que plusieurs pays africains appellent à la désescalade et au respect des lois internationales, d’autres prennent clairement position.

Parmi les premiers à réagir figure l’Union africaine, par la voix du président de la Commission, Mahamoud Ali Youssouf. Dans un premier communiqué, l’Union africaine s’est montrée très inquiète après les bombardements américains et israéliens en Iran : cette nouvelle escalade « risque d’aggraver l’instabilité mondiale ». Cela avant de condamner ce soir les attaques de missiles et de drones iraniens contre ses voisins que sont Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Arabie saoudite.

Une position partagée par le Royaume du Maroc qui évoque dans un communiqué des attaques abjectes de missiles iraniens qui ont violé l’intégrité et la sécurité des États arabes frères.

Le président tchadien Mahamat Idriss Déby a d’abord tenu à exprimer « notre compassion fraternelle à l’Ayatollah Khamenei. Ainsi qu’à l’ensemble du peuple frère d’Iran face à cette adversité qui frappe une nation sœur. » Ndjamena a précisé il y a quelques instants condamner avec une égale fermeté les attaques iraniennes contre des pays frères.

D’autres nations comme le Sénégal, l’Algérie, le Kenya, mais encore le Ghana, appellent eux depuis vendredi à un cessez-le-feu immédiat. Cela tout en exhortant leurs ressortissants à faire preuve de prudence.

 

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