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Guinée équatoriale : La cérémonie de prestation de serment de la Vice-présidente de la Commission de la CEEAC

 

Les nouveaux responsables de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont officiellement pris leurs fonctions ce lundi 2 mars à Malabo. C’est le président en exercice de l’organisation, Obiang Nguema Mbasogo, qui a présidé la cérémonie de prestation de serment au Palais du Peuple, en présence des membres du gouvernement et des ambassadeurs accrédités.La salle des ambassadeurs du Palais du Peuple de Malabo a servi de cadre, ce lundi, à une cérémonie qui revêt une importance particulière pour l’avenir de l’intégration régionale en Afrique centrale. Le président de la République de Guinée équatoriale, également président par intérim de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC, a procédé à l’assermentation des nouveaux membres de la Commission de l’organisation. Devant un parterre de personnalités, les cinq commissaires ont levé la main pour prêter serment, s’engageant ainsi à servir la communauté avec dévouement et probité. Le chef de l’État équato-guinéen en a profité pour leur rappeler les exigences de la fonction qu’ils endossent à compter de ce jour.

Une équipe renouvelée pour conduire les chantiers de l’intégration
Cette prise de fonction fait suite aux décisions prises lors de la neuvième session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, qui s’était tenue par visioconférence le 24 janvier dernier. C’est lors de cette réunion que les grandes lignes avaient été arrêtées concernant la composition de la nouvelle équipe. Les nominations ont été proposées par le Conseil des ministres de l’organisation, dont le rapport a été présenté par Lucas Abaga Nchama, ministre équato-guinéen de l’Intégration régionale et président par intérim du Conseil. Les chefs d’État avaient alors approuvé à l’unanimité les candidatures soumises à leur examen. La nouvelle Commission se présente désormais avec une composition équilibrée. Maria Mahama Chou, ressortissante du Tchad, occupe le poste de vice-présidente. Le général Babalo Mosaine Marceli, du Gabon, prend la tête du département des affaires politiques et de sécurité. L’Angola est représenté par deux commissaires : Tapira Silva Rimon Dial au Marché commun et aux affaires monétaires, et Lia Timua à l’aménagement du territoire et aux infrastructures. Enfin, le Camerounais Barakken Eleme est nommé commissaire à la promotion du développement humain et social.

Le président Obiang fixe le cap : collégialité et efficacité
Dans son discours prononcé à l’occasion de cette cérémonie, Son Excellence Obiang Nguema Mbasogo a tenu à poser d’emblée les principes qui doivent guider l’action des nouveaux promus. Le chef de l’État a insisté sur la notion de collégialité, qu’il considère comme une méthode de travail exigeante et non comme un simple principe de façade. « La commission est une institution collégiale, et son efficacité repose sur sa capacité à collaborer dans un esprit de respect mutuel, de recherche de consensus et de solidarité », a-t-il déclaré devant les nouveaux commissaires et l’assistance. D’ajouter : « La collégialité n’est ni un engagement superficiel ni une dilution des responsabilités ; c’est une méthode de travail exigeante, fondée sur l’écoute, la complémentarité des compétences et la poursuite constante des intérêts de la communauté. » Le président en exercice a également mis en garde contre toute tentation de se retrancher derrière l’institution pour justifier d’éventuels manquements. « Nul ne peut se retrancher derrière l’institution. La collégialité ne saurait justifier une violation des principes qui sous-tendent la commission », a-t-il martelé, fixant ainsi un cadre clair pour l’exercice des responsabilités à venir.

Le soutien des États membres, mais une exigence de résultats
Le moment choisi pour cette installation n’est pas anodin. L’Afrique centrale fait face à des défis multiples, entre crises sécuritaires dans certains pays, nécessité de développer les infrastructures et impératif d’amélioration des conditions de vie des populations. Le chef de l’État équato-guinéen n’a pas éludé ces questions. Devant les nouveaux commissaires, il a rappelé que les peuples de la région attendent des résultats concrets. « Compte tenu des défis actuels, les États membres attendent de la Commission une action efficace, cohérente et axée sur les résultats », a-t-il souligné. La feuille de route est chargée. Il s’agira pour la nouvelle équipe de travailler à la consolidation de la paix dans une région où les poches d’instabilité demeurent, d’accélérer le processus d’intégration régionale qui peine parfois à se concrétiser sur le terrain, et de contribuer au développement des infrastructures et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Votre serment vous engage à agir, à proposer, à innover, mais aussi à rendre des comptes, ainsi qu’à placer les intérêts de la Communauté au premier plan et à œuvrer à la mise en œuvre des décisions de ses instances supérieures
Le président par intérim a tenu à rassurer les nouveaux promis quant au soutien dont ils bénéficieront de la part des États membres. « En ma qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, j’ai assuré la commission du soutien des États membres », a-t-il déclaré. Mais ce soutien n’est pas sans contrepartie. Obiang Nguema Mbasogo a immédiatement posé les conditions de cet appui. « Ce soutien est indissociable d’une exigence de responsabilité, de performance et de redevabilité », a-t-il prévenu, confirmant que le serment prêté engage chacun des commissaires sur ces différents aspects. « Votre serment vous engage à agir, à proposer, à innover, mais aussi à rendre des comptes, ainsi qu’à placer les intérêts de la Communauté au premier plan et à œuvrer à la mise en œuvre des décisions de ses instances supérieures », a insisté la plus haute autorité de la nation.

La CEEAC, une institution à la croisée des chemins
En recevant leur serment, le président équato-guinéen a également voulu replacer cet événement dans une perspective historique. Il a rappelé que l’institution traverse actuellement une phase décisive de son existence, à un moment où l’Afrique centrale a plus que jamais besoin d’une organisation régionale forte et efficace. « L’institution traverse une phase décisive de son histoire. Les défis sont nombreux : consolider la paix, accélérer l’intégration régionale, développer les infrastructures et améliorer les conditions de vie de nos populations », a énuméré le chef de l’État. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement équato-guinéen, du président sortant de la Commission, Ezequiel Nibigira, ainsi que des ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires des pays membres de la CEEAC accrédités à Malabo. Une présence qui témoigne de l’importance que les États de la région accordent à cette nouvelle étape de la vie de l’institution. Pour les nouveaux commissaires, le travail commence maintenant. Avec un cap clair fixé par le président en exercice et une feuille de route qui ne laisse guère de place à l’improvisation, ils savent ce qui les attend. Reste à transformer l’essai et à faire la preuve que la CEEAC peut être, comme ses dirigeants le souhaitent, un outil efficace au service de l’intégration et du développement de l’Afrique centrale.

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