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Municipales en France : 900 000 candidats dont des ministres et des députés enregistrés

Le premier tour des élections municipales aura lieu dans un peu moins de deux semaines, le 15 mars, avant le deuxième tour prévu le 22 mars. La campagne officielle vient de débuter au lendemain de la clôture du dépôt des candidatures. Les habitants des quelque 37 000 communes françaises sont concernés par ces élections et c’est l’occasion de se pencher sur les principaux chiffres pour ce scrutin.

Selon les données du ministère de l’Intérieur, 900 000 personnes se présentent au premier tour des élections municipales en France le 15 mars. Ces candidatures couvrent tous les types de communes : des petits villages ruraux aux grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille. 68 communes se trouveraient également sans candidats pour le scrutin. Ce qui signifie qu’aucune liste n’a été déposée pour y organiser l’élection municipale. Cela représente une baisse par rapport à 2020, où 106 communes étaient dans cette situation.

La nouvelle loi électorale a étendu l’obligation de parité sur toutes les listes, quel que soit le nombre d’habitants. Cette règle généralisée permet une parité quasi parfaite des candidatures sur les listes électorales, mais la situation reste contrastée au niveau des têtes de liste. Seules 25 % d’entre elles sont des femmes cette année, contre 23 % en 2020. Malgré ces obligations, dans les grandes villes et les mairies les plus visibles, les femmes sont encore sous-représentées à la tête des listes.

La campagne municipale mobilise aussi des personnalités nationales. 11 ministres ont fait le choix de se lancer dans des campagnes locales importantes. Par exemple, la ministre de la Culture, Rachida Dati, s’est engagée dans la course pour la mairie de Paris, en démissionnant de son poste ministériel pour concentrer ses efforts sur ce scrutin. Une centaine de députés et d’eurodéputés sont aussi engagés dans cette campagne.

Les enseignements de la politique locale en France
Le nombre de candidatures est très élevé. Ce qui montre une vitalité démocratique certaine, malgré les défis du renouvellement des élus. La parité obligatoire sur les listes représente une avancée institutionnelle, même si elle n’est pas encore pleinement visible dans les positions de responsabilité les plus exposées. Les communes sans candidats soulignent par ailleurs un désengagement notable dans certaines zones rurales, un phénomène qui inquiète associations locales et élus alors qu’il est établi que le mandat de maire est une fonction difficile. On a coutume de dire que le maire est l’élu « à portée de baffe », proche de ses concitoyens.

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