Au Liban, l’armée israélienne a procédé le jeudi 5 mars à une vaste escalade dans la guerre en lançant un ordre d’évacuation à la banlieue sud de Beyrouth où vivent 70 000 habitants et provoquant ainsi un exode massif et désordonné de la population. Le Hezbollah a riposté en lançant un ordre similaire aux habitants des localités du nord d’Israël, situées dans un rayon de 5 kilométrées de la ligne frontalière.
L’armée israélienne a mis à exécution sa menace de bombarder la banlieue sud de Beyrouth. Après une angoissante attente qui a duré huit heures, l’aviation israélienne a commencé à pilonner violemment, peu avant minuit le jeudi 5 mars, la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien devenu une ville fantôme.
Les chasseurs-bombardiers et les drones israéliens ont lancé douze raids jusqu’aux premières lueurs de l’aube, tirant plusieurs missiles à chaque passage.
Les puissantes déflagrations ont résonné dans tout Beyrouth et ses banlieues. Près de deux millions de Libanais ont passé leur pire nuit depuis le début de cette guerre.
Et l’aviation israélienne n’a pas chômé ailleurs. Deux grandes bourgades du nord de la plaine de la Békaa ont été bombardées après des appels à l’évacuation, qui ont aussi englobé la cité portuaire de Tyr et la ville de Bint-Jbeil dans le sud du Liban.
Beyrouth ferme ses portes à l’Iran
Ce vendredi, le site américain Axios, spécialisé dans les questions de défense, écrit que plusieurs dizaines d’officiers des Gardiens de la révolution ont quitté Beyrouth au cours des dernières 48h, par crainte d’être ciblés. Une nouvelle qui coïncide avec l’ordre donné jeudi par le gouvernement libanais aux services de sécurité d’arrêter toute personne liée aux Gardiens de la révolution iraniens. Les autorités ont également réinstauré le système des visas aux ressortissants iraniens souhaitant se rendre au Liban.
Ces mesures extrêmes visent à enrayer l’escalade décidée par Israël qui avait lancé, mardi, un ultimatum de 48h aux personnels diplomatiques iraniens présents au Liban, avant de les prendre pour cible.
L’Iran avait riposté en menaçant d’attaquer les ambassades d’Israël dans le monde dans le cas où sa chancellerie était prise pour cible à Beyrouth. Le vaste complexe de l’ambassade iranienne, située à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, est aujourd’hui, presque désert.



