Alors que le Conseil électoral provisoire poursuit ses démarches en vue de l’organisation des prochaines élections, un nouveau décret du gouvernement pourrait venir ralentir le processus. Ce texte, qui n’a pas encore fait vraiment l’objet de débats dans la presse haïtienne, modifie le mandat du CEP et soulève déjà de nombreuses interrogations sur la suite du calendrier électoral.
Le gouvernement s’apprêterait à modifier le mandat du Conseil électoral provisoire, selon des informations révélées par le journal Le Nouvelliste. Une décision qui, si elle se confirme, ne serait pas sans conséquence sur l’avancement du processus électoral.
Pourtant, l’organe électoral était déjà à pied d’œuvre, avec l’enregistrement des partis politiques, la formation des membres des bureaux de vote. La publication de la liste des partis politiques habilités à participer au scrutin est d’ailleurs attendue ce jeudi 26 mars.
D’après une source au sein du CEP, citée par le journal, ce changement pourrait entraîner une révision du calendrier électoral, du décret électoral, mais aussi du budget des opérations. Dans ce contexte, plusieurs observateurs s’interrogent sur les motivations de l’exécutif. Le gouvernement semble vouloir davantage de contrôle sur l’institution électorale, dans un contexte où l’idée de remplacer certains membres du CEP avait déjà été évoquée.
Ce décret intervient alors que le pays n’a pas organisé d’élections depuis plus de dix ans, et que 2026 a été annoncée comme une année électorale. Mais face à ces nouvelles incertitudes, l’on se demande si ce processus électoral pourra réellement aboutir dans les délais annoncés ?



