Un pétrolier-cargo, le « Deyna », arborant un pavillon mozambicain et en provenance de Mourmansk en Russie, a été intercepté vendredi 20 mars par la marine française en Méditerranée occidentale. Il est suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe, que la France ne « laissera pas faire », selon Emmanuel Macron. C’est la troisième fois que la Marine nationale procède à ce type d’opération en mer.
Comme pour le « Grinch », autre pétrolier de la flotte fantôme intercepté le 22 janvier 2025, la marine française a agi en coopération avec des alliés dont le Royaume-Uni, « qui a participé au suivi du bâtiment », a précisé la préfecture maritime. Le « Deyna », long de 250 mètres et qui figure sur la liste des navires sous sanctions de l’Union européenne notamment, a été intercepté au sud des Baléares, alors qu’il se dirigeait vers Port-Saïd, en Égypte.
Une opération de contrôle visant à vérifier la régularité du pavillon a conforté les doutes des militaires, qui ont fait un signalement au procureur de la République de Marseille, compétent au titre du tribunal maritime de cette juridiction. Il a ordonné ce déroutement.
Le commandant chinois d’un pétrolier de la «flotte fantôme» russe devant la justice française
Près de 600 navires sous sanctions européennes
Le « Deyna » va donc être escorté au mouillage, dans les eaux françaises, pour la poursuite des vérifications, indique la préfecture maritime. Le navire pourrait être immobilisé plusieurs jours et son propriétaire pourrait faire l’objet de poursuites.
Un premier pétrolier de la flotte fantôme russe, le Boracay, avait été arraisonné en septembre 2025 au large des côtes de la Bretagne, cette fois. Près de 600 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme font l’objet de sanctions de l’Union européenne, et pour la troisième fois Paris vient de démontrer à ses partenaires européens qu’il est possible de mettre des bâtons judiciaires dans les roues de la flotte fantôme de Vladimir Poutine.
L’interception d’un pétrolier de la flotte fantôme russe, un coup de pression de la France à Moscou.



