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La RDC a sollicité l’expertise de la Côte d’Ivoire pour organiser son deuxième RGPH2

Dans la perspective de l’organisation de son prochain recensement général de la population et de l’habitat, la République Démocratique du Congo (RDC) a décidé de s’appuyer sur l’expérience ivoirienne, aujourd’hui reconnue comme une référence en Afrique. C’est dans ce cadre qu’une délégation congolaise de haut niveau a effectué une mission de travail en Côte d’Ivoire, marquée par une rencontre stratégique, ce jeudi 2 avril 2026, avec la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kaba Nialé, précédemment ministre du Plan et du Développement lors du dernier recensement ivoirien.

Conduite par Guylain Nyembo Mbwizya, ministre d’Etat, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement de la RDC, la délégation comprenait également Gilbert Naiya Nabina, ambassadeur de la RDC en Côte d’Ivoire, ainsi que Alain Akpadji, représentant résident de l’UNFPA en RDC. Ces derniers ont été reçus par Kaba Nialé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, qui fut également en charge du Plan et du Développement lors du dernier recensement ivoirien en 2021.

Les motivations de cette visite de travail
Au terme de cette rencontre, le chef de la délégation congolaise a expliqué les motivations de cette visite de travail. Présente en Côte d’Ivoire depuis quatre jours, la mission vise à tirer profit de l’expérience ivoirienne en matière de recensement, notamment celui réalisé en 2021. « Nous sommes ici pour apprendre et nous inspirer de ce qui a été fait en Côte d’Ivoire. Le recensement ivoirien est aujourd’hui une référence en Afrique, et il était essentiel de rencontrer madame la ministre d’Etat, qui a été à la manœuvre de cette opération, afin de comprendre les clés de ce succès », a déclaré Guylain Nyembo Mbwizya.

Pour le ministre congolais, l’un des principaux enjeux réside dans le renforcement des capacités techniques et organisationnelles. Il a insisté sur l’importance du partage d’expériences entre pays africains, estimant que cela permet d’éviter certaines erreurs et d’optimiser les ressources disponibles. « La question des capacités est cruciale en Afrique. Le partage d’expériences nous permet de combler certaines lacunes et d’anticiper les risques liés à une opération d’une telle envergure », a-t-il souligné.

Cette collaboration nous permettra de mieux gérer les ressources et de planifier efficacement chaque étape du processus
Il a également mis en lumière l’ampleur du défi auquel son pays est confronté. En effet, la RDC n’a pas organisé de recensement général depuis 1984, soit plus de quatre décennies. De plus, en raison de la taille et de la démographie du pays, l’opération s’annonce particulièrement complexe, avec un volume estimé à cinq à sept fois supérieur à celui de la Côte d’Ivoire. « Cette collaboration nous permettra de mieux gérer les ressources et de planifier efficacement chaque étape du processus », a-t-il ajouté.

De son côté, la ministre d’Etat ivoirienne s’est félicitée de cette démarche, qu’elle considère comme un exemple concret de coopération africaine réussie. Kaba Nialé a salué l’initiative de la RDC de venir s’inspirer de l’expérience ivoirienne, rappelant que la Côte d’Ivoire elle-même avait dû relever des défis similaires après plusieurs décennies sans recensement.

Le partage d’expérience
« C’est un exercice que nous avons également connu. Il est donc tout à fait naturel que nous partagions notre expérience avec un pays frère », a-t-elle indiqué. Elle a insisté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leurs échanges et leur solidarité afin d’accélérer leur développement.

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Selon elle, ce type de collaboration permet non seulement de gagner du temps, mais aussi d’éviter la répétition des erreurs du passé. « Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique doit miser sur une coopération renforcée et un partage d’expériences pour avancer de manière plus efficace et plus rapide », a-t-elle conclu.

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